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Nº 3032 du vendredi 18 décembre 2015

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Star Wars VII: the force awakens. Dans une galaxie lointaine, très lointaine

Ça y est, Star Wars est enfin au cinéma. Le septième épisode, The force awakens, réalisé cette fois par J.J. Abrams qui prend la relève de George Lucas, est sur nos grands écrans!

Peu de films auront provoqué autant de tapage médiatique. Et pour cause, Star Wars n’est pas qu’une simple saga cinématographique, c’est toute une culture en bonne et due forme, tout un univers créé par George Lucas en 1977 et entretenu, au fil des années, par une stratégie marketing à toute épreuve et une horde de fans dans chaque coin du monde.
Star Wars, c’est jusqu’à maintenant deux trilogies et, en cette fin d’année, est lancé le premier volet d’une troisième trilogie, planifiée et annoncée après l’acquisition de Lucasfilm par The Walt Disney Company en octobre 2012. Dans la sortie des films et dans la chronologie de l’histoire de la guerre des étoiles, il faut bien le rappeler, l’ordre est inversé: la première trilogie, réalisée entre 1977 et 1983, correspond aux épisodes IV, V et VI de l’histoire, alors que la deuxième trilogie, réalisée entre 1999 et 2005, plus justement une prélogie, donc située dans le temps avant l’action de la première trilogie, correspond aux épisodes I, II et III du récit.
Avec la sortie de Star Wars: Episode VII – The force awakens, nouveau volet et 7e épisode de ce «space opera», la Toile est secouée par des analyses et des questions de tous genres: «Pourquoi les femmes n’ont pas de laser dans Star Wars?» − «Et si Star Wars était mauvais?» − «Dans quel ordre faut-il (re)voir les films?».
Oui, oui, depuis plus d’un mois, sur le Net, sur la télé, dans les librairies, dans les magasins de jouets… tout se conjugue à la sauce Star Wars… Et le réalisateur de l’épisode VII, J.J. Abrams, de rassurer les prochains spectateurs: l’appréciation de ce nouvel épisode est indépendante de la bonne connaissance des précédents. Dans une interview au magazine Wired, Abrams revient sur le processus de fabrication de Star Wars VII: «Nous voulions raconter une histoire complète, avec un début, un milieu et une fin mais, tout comme avec Star Wars: épisode IV – A new hope, qui doit laisser supposer des événements antérieurs et poser les bases pour la suite (…)». «Nous avons pu intégrer les intrigues passées de manière très organique, parce que nous n’avions pas à écrire un reboot. Nous n’avions pas à imaginer une histoire passée qui faisait sens, tout est déjà là. Mais ces nouveaux personnages, et The force awakens est fondé sur eux, se retrouvent dans des situations inédites, donc même si vous ne connaissez pas du tout Star Wars, vous êtes impliqués. Si vous êtes fans de la franchise, ce qu’ils traversent aura une signification plus profonde», a-t-il ajouté.
 

Place au cinéma
«Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine…». La célèbre introduction défilant en lettres jaunes sur fond noir emmène les spectateurs directement dans cet univers intergalactique fantasmé. L’action se situe plus de 30 ans après la bataille d’Endor (épisode VI: Return of the Jedi); les membres de l’Alliance rebelle, devenus la Résistance, combattent les vestiges de l’Empire galactique réunis sous la bannière du Premier ordre. Un mystérieux guerrier, Kylo Ren, semble vouer un culte à Darth Vader et pourchasse les ennemis du Premier ordre à travers la galaxie. Dans le même temps, une jeune femme nommée Rey, pilleuse d’épaves sur la planète désertique Jakku, rencontre Finn, un storm trooper en fuite…. Une rencontre qui va bouleverser sa vie… La nouvelle génération prend la relève, avec ces nouvelles figures guerrières, Rey et Finn, incarnées respectivement par les acteurs britanniques, visages encore inconnus des grand et petit écrans, Daisy Ridley et John Boyega.
A la convention Star Wars, tenue à Essen en Allemagne, le P.D.G. de Lucasfilm, Kathleen Kennedy, a annoncé que ce 7e volet aura moins d’effets spéciaux, plus d’histoire, affichant ainsi une volonté de revenir à l’essence de la saga originale. Et c’est exactement ce que cherchait George Lucas, après les critiques plutôt négatives de la 2e trilogie, en passant la main à J.J. Abrams, responsable notamment du coup de jeune donné à la saga Star Trek dans ses deux volets sortis respectivement en 2009 et 2013. Un processus qu’il applique également à Star Wars pour lui redonner du souffle et attirer les jeunes, tout en gardant et fortifiant les éléments mythiques de la franchise, puisque le casting regroupe les acteurs d’origine, à savoir Harrison Ford, alias Han Solo, Carrie Fisher dans la peau de Princesse Leïa et Mark Hamill dans celle de Luke Skywalker, qui partagent aussi l’affiche avec Oscar Isaac, Adam River, Lupita Nyong’o, Andy Serkis… ainsi que le célèbre robot R2-D2 et son acolyte moderne BB-8.

 

Quand le buzz crée l’événement
Au-delà des éléments du scénario et de la réalisation, J.J. Abrams et son équipe ont appliqué une campagne promotionnelle infaillible, alternant des révélations, des secrets et des mystères entretenus, du moment de la mise en ligne de l’image du cliché en noir et blanc annonçant le début du tournage jusqu’aux bandes-annonces. La première, dévoilée le 28 novembre 2014, a été visionnée sur la Toile plus de 40 millions de fois en 72 heures. Mais d’après le site AlloCiné, c’est véritablement le deuxième trailer, dévoilé par J.J. Abrams lors de la «Star Wars Celebration» d’Anaheim le 16 avril 2015, qui entrera dans l’histoire. Selon le site du Guinness des records, la vidéo est officiellement devenue la plus visionnée de l’histoire sur la chaîne YouTube en 24 heures, avec 30,65 millions de vues. Les fans du monde entier auront succombé à cet instant de nostalgie où Han Solo clame: «Chewie, we’re home!».
Alors bonne ou mauvaise cuvée, le verdict, chaque spectateur se le fera lui-même, parce que dans certains cas, quand il s’agit d’une saga aussi culte que Star Wars, peu importe la critique, qu’elle se veuille la plus objective possible ou non. Les fans, tout passionné de cinéma et tout citoyen lambda vont sûrement se ruer dans les salles obscures pour se forger leur propre avis, pour simplement avoir l’occasion de voir le dernier épisode de Star Wars devenu désormais une partie inhérente de la pop culture, et qui ne cesse de nous faire tous rêver, peut-être, ou tout simplement pour ne pas se marginaliser et rester, malgré tout, dans l’air du temps…

Nayla Rached
 

Les films de la saga de George Lucas
Star Wars: épisode IV – A new hope (1977).
Star Wars: épisode V – The empire strikes back (1980).
Star Wars: épisode VI – Return of the Jedi (1983).
Star Wars: épisode I – The phantom menace (1999).
Star Wars: épisode II – Attack of the clones (2002).
Star Wars: épisode III – Revenge of the Sith (2005).

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