Magazine Le Mensuel

Nº 3037 du vendredi 22 janvier 2016

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Questions à Ziad Baroud

En marge des problèmes politiques quotidiens, les élections municipales se font pressantes. Croyez-vous que du point de vue logistique, le ministère de l’Intérieur est prêt pour l’organisation de ces élections?

Je crois que le ministère est à même d’organiser les élections dans les délais impartis. La question n’est pas technique mais bien politique. Sur un plan purement logistique et administratif, le ministère est doté de tous les éléments qui lui permettent de mener avec succès l’échéance municipale. Sur le plan du climat sécuritaire, rien n’empêche non plus que les élections municipales aient lieu. Cela vaut aussi pour les élections parlementaires. Les motifs avancés pour proroger le mandat du Parlement se sont avérés exagérés, voire même inexistants. Dès le lendemain des élections municipales, si celles-ci ont lieu, le gouvernement sera tenu d’organiser des élections parlementaires, les élections municipales locales relevant de défis plus graves.

Le ministre de l’Intérieur a sondé l’opinion des différentes parties et devra sous peu appeler les collèges électoraux?

Au niveau de la loi municipale, nous sommes toujours dans les délais. La convocation des collèges électoraux se fait par décision du ministre. Elle ne requiert pas un décret comme pour les élections parlementaires, et même si les élections partielles de Jezzine sont prévues, elles peuvent toujours avoir lieu avec des élections municipales sur le plan du délai.

Quels sont les inconvénients de l’organisation des élections municipales au niveau politique?

Sur le plan politique, tout le monde se dira favorable à la tenue de ces élections, mais c’est la schizophrénie à la libanaise. La réalité cachée peut être tout autre. Personnellement, je trouve que certains partis politiques préfèreraient ne pas avoir à gérer les défis des élections municipales, compte tenu du climat général, et peut-être que la rencontre de Maarab aura une certaine incidence. D’aucuns préfèrent ne pas avoir à relever ce défi.

Croyez-vous que la tendance soit au report de ces élections?
Elles ne peuvent être remises que par une loi. Celle-ci serait anticonstitutionnelle, comme le Conseil constitutionnel l’a déjà dit dans une décision N° 2 en 1997, quand il a annulé la loi portant sur la prorogation du mandat des municipalités. Je vois mal comment le Conseil constitutionnel pourra ne pas annuler une telle loi.

Arlette Kassas


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