Magazine Le Mensuel

Nº 3073 du vendredi 6 janvier 2017

Start up

Bistara. Une plateforme libanaise aux Etats-Unis

Bistara est une plateforme qui permet à des étudiants d’une centaine d’universités américaines de travailler en tant que free-lances sur des projets créatifs. Explications avec la jeune fondatrice de 21 ans, Maya Rafie.

Comment est née Bistara? Pouvez-vous présenter le concept?
Quand je faisais mes études en communication et marketing à Boston, j’avais la chance d’avoir un job auquel j’avais toujours rêvé pour gagner un peu d’argent: celui de photographe. Je couvrais des événements et j’étais payée pour cela. Je me suis alors rendu compte à quel point j’étais privilégiée, car beaucoup de mes camarades étaient obligés d’occuper des emplois qui n’avaient absolument rien à voir avec leurs études universitaires.
J’ai alors voulu offrir aux étudiants la possibilité d’être payés pour leurs talents. C’est ainsi qu’est née Bistara, une plateforme mettant en relation des étudiants free-lance, qui proposent leurs services sur des projets créatifs, comme la photo, l’écriture, le design… Nous travaillons actuellement avec une centaine d’universités aux Etats-Unis et je compte bientôt ouvrir une branche au Liban.

Pourquoi envisagez-vous de vous développer au Liban?
Le Liban est un marché très intéressant pour Bistara. Il nous permettra, d’abord, de tester notre concept pour, ensuite, pénétrer le Moyen-Orient. Par ailleurs, la scène Tech est ici très dynamique. Les jeunes sont extrêmement actifs et trilingues, ce qui permet de travailler facilement avec le monde entier. Pour moi, l’entrepreneur libanais est, par définition, résilient; il n’a pas peur du noir, ni de se lancer à l’aveuglette dans des projets. Nous sommes déjà passés par des épreuves difficiles et nous ne savons jamais de quoi demain sera fait. Cela permet de se relever plus facilement, lorsque le parcours est difficile.

Quels sont vos projets d’avenir?
Aujourd’hui, la tendance de l’économie du free-lancing devient globale. Mon objectif est de casser les stéréotypes selon lesquels les étudiants ne sont bons qu’à faire de «petits boulots». J’aimerais que chaque étudiant puisse, dès maintenant, trouver le job de ses rêves, sans avoir à attendre d’être diplômé pour cela, tout comme j’ai eu cette chance.

Soraya Hamdan

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