Magazine Le Mensuel

Nº 3089 du vendredi 4 mai 2018

Supplément

ULS. Formations ciblées en réponse aux demandes du marché

Ayant débuté avec une Faculté de Droit, ce n’est qu’en l’an 2000 que d’autres disciplines ont vu le jour à l’université La Sagesse (ULS). Economie, gestion, sciences politiques, sciences ecclésiales, droit canonique, sciences hospitalières. Il n’y manquait donc que l’aspect technique et purement scientifique. C’est chose faite.

La Faculté de Polytechnique de l’ULS a été fondée après approbation du ministère de l’Education nationale. «Il s’agit d’une Faculté d’ingénierie qui regroupe cinq disciplines différentes dans lesquelles on peut se spécialiser, d’où sa dénomination ‘polytechnique’», explique le Révérend père Khalil Chalfoun, recteur de l’ULS. Ces disciplines sont les suivantes:
● Génie biologique et alimentaire. Un diplôme intéressant qui vient compléter les formations assurées par la Faculté de Santé publique. Les étudiants peuvent donc se spécialiser en ingénierie dans le cadre de l’industrie agroalimentaire, alimentaire, du génie des bioprocédés, de la microbiologie industrielle et biotechnologique.
● Génie biomédical. Un aspect enrichissant, côté formation académique, puisque le Liban regorge d’hôpitaux. C’est dans ce sens que l’ULS a estimé que former des ingénieurs pour faire fonctionner, entretenir et développer tout ce volet s’avère impératif. Avec des thématiques comme la biomécanique, l’informatique et l’instrumentation biomédicale, l’ULS rend ainsi service à tous les secteurs hospitaliers.
● Génie informatique et télécommunications. Cette formation facilite l’engagement dans un monde régi par l’informatique industrielle, les technologies numériques, le génie logiciel, etc. que ce soit au niveau des entreprises, des banques (systèmes de gestion, systèmes administratifs, bancaires, d’assurance, etc). et, même de l’Etat (qui se lance récemment dans l’informatisation de ses données).
● Génie mécatronique. Nous sommes, ici, à cheval entre le génie mécanique et le génie industriel/électronique. Il s’agit, en quelque sorte, d’une double formation, qu’on pourrait qualifier de globale. Beaucoup d’industries recherchent, de nos jours, des ingénieurs qui possèdent cette double casquette (technique et électronique ou informatique).
● Génie chimique. Vu la situation actuelle, où le Liban se tourne de plus en plus vers la recherche en matière chimique et vers le forage de pétrole et de gaz, l’ULS a décidé d’instaurer cette formation. «Nous souhaitons préparer des ingénieurs capables de répondre aux besoins du pays. Ce diplôme permet aussi d’avoir des ingénieurs dans les milieux pharmacologique, cosmétologique et dans le monde de la parfumerie», explique le R.P. Chalfoun.

Jumelages
Plus encore, un jumelage avec Paris VI a été mis en place pour que les étudiants de l’ULS puissent continuer leur Master II. Des stages sont également mis à leur disposition, pour renforcer le côté pratique et les initier davantage aux risques et défis de ces multiples métiers.
Autre nouveauté de grande ampleur à l’ULS, la Faculté de Gestion hôtelière qui est désormais en lien avec l’Ecole hôtelière de Lausanne. «Depuis douze ou treize ans, nous avons constaté que beaucoup de nos étudiants et de nombreux jeunes qui souhaitent se spécialiser dans les sciences hôtelières ne savaient pas où se rendre pour compléter leur cursus», affirme le R.P. Chalfoun. C’est dans cette mesure que, pour répondre à ce besoin croissant, l’ULS a établi un partenariat avec l’Ecole de Lausanne, selon les mêmes exigences.
Etre une université qui cible les métiers et les besoins actuels du marché, c’est l’objectif de la Sagesse.

Natasha Metni Torbey

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