Ziad Fahed. «Empowering women and youth in the Arab spring» A l’école de la différence

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    Ziad Fahed. «Empowering women and youth in the Arab spring» A l’école de la différence
    Docteur en théologie et vice-doyen aux affaires étudiantes à NDU (Louaizé),   le professeur Ziad Fahed pilote avec son équipe le projet Empowering  women and youth in the Arab spring. En mai...
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Docteur en théologie et vice-doyen aux affaires étudiantes à NDU (Louaizé),   le professeur Ziad Fahed pilote avec son équipe le projet Empowering  women and youth in the Arab spring. En mai dernier, il remporte l’AEIF 2012 (Alumni engagement  innovation fund). Ce prix est décerné aux projets les plus utiles, les plus construits et les plus innovants par le bureau d’éducation et des affaires culturelles du secrétariat d’Etat américain. Rencontre avec un homme qui consacre ses travaux au dialogue interreligieux. Et à la jeunesse.

Une étudiante réalise sa thèse sur les juifs du Liban. Dans ce cadre, elle tourne un court-métrage, aucun des membres de la communauté n’accepte  d’être filmé, elle l’intitule: «Des voix sans visages». Partir à la recherche des communautés marginalisées, plonger dans les spécificités de chacune d’elles, découvrir la dignité dans la différence, tel  est le credo du professeur  Ziad Fahed. Aussi a-t-il sauté sur l’occasion dès le lancement de l’AEIF.  Il se présente avec un projet de réflexion  sur le renforcement du rôle de la femme et de la jeunesse au cours des printemps arabes. Après une première phase de communication autour de la constitution du projet pour remporter un des précieux sésames, le groupe se lance dans la réalisation concrète de son idée. Ils font appel autour d’eux, au sein des différentes universités libanaises, à 9 filles et 9 garçons issus des différentes communautés. Du 3 au 10 septembre, au centre Mariapoli, ces jeunes ont vécu ensemble pendant 7 jours consécutifs et ont mis à profit cette semaine pour réfléchir sur la question de la femme et des jeunes dans les printemps arabes. Avec la participation de près de 30 intervenants extérieurs reconnus pour leur implication sur ce sujet, le cadre est propice à l’approfondissement de la question. Au rang des invités, on compte notamment Raya Haffar al Hassan. Ministre des finances de 2009 à 2011, elle a été la première femme à être nommée à un tel niveau de responsabilité au Liban.
Dans une deuxième phase, ces 18 jeunes sont envoyés en trois groupes dans leur propre université où ils témoignent des fruits récoltés pendant cette semaine de rencontre et de réflexion. Chaque groupe a à charge de recruter  une vingtaine de jeunes pour la mise en place d’une exposition sur deux ou trois jours au sein de l’université. Le projet se conclura par un grand rassemblement incluant l’ensemble des jeunes touchés par le projet directement pendant le séminaire ou indirectement à l’université. Les liens s’affermiront définitivement.
Le professeur Ziad Fahed témoigne:
 «C’est une sensibilisation des jeunes par les jeunes où chacun travaille sur sa compréhension de sa propre communauté et de celles des autres. Une vraie compréhension de sa religion n’empêche pas, bien au contraire, d’être actif au sein de sa propre communauté. Le projet part du principe que la quasi-totalité des ONG, en apportant leur aide depuis un cadre extérieur,  sont en contradiction avec les cultures locales. Notre idée était donc complètement nouvelle dans le sens où elle partait de la base. Le but est de comprendre le rôle de la femme à travers la façon dont elle est perçue par les différentes communautés. En se consacrant pleinement au séminaire, les étudiants ont noué des liens très profonds. Ce n’est pas anodin parce que si les mélanges culturels existent évidemment au Liban, les contacts entre les jeunes de différentes communautés demeurent souvent superficiels.  L’intégralité du projet a été prise en charge par l’ONG Dialogue for Life and Reconciliation (DLR), fondée en 2010 avec le professeur Leonard Swidler de la Temple University à Philadelphie (E-U). Il existe un suivi régulier de ces programmes pour s’assurer que nous n’allumons pas un feu de paille. Un site web verra le jour pour faciliter cette dynamique. C’est réellement un projet multi universitaire, multi religieux et multi communautaire. Des ponts sont créés et des graines sont semées. C’est seulement quand on comprendra que ce qu’il y a de plus beau et de plus digne réside dans la différence que l’on pourra construire une terre plus habitable.»

A.W.



Contacts
Au-delà d’«Empowering women and youth in the Arab spring», le mouvement DLR organise chaque été une rencontre entre les jeunes issus de communautés différentes. Le projet s’internationalise puisque cet été, des jeunes sont venus d’Irak et d’Egypte. Il est possible de se renseigner sur le site http://www.ziadfahed.com ou directement à cette adresse ziad.fahed@gmail.com.

 

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Éditorial
Sot dans l’inconnu

Il est toujours plus facile, lorsque l’on n’assume pas des responsabilités, et que, par conséquent, l’on n’a pas de comptes à rendre, de s’ériger en donneur de leçons. Il est plus aisé de se livrer à la surenchère quand on n’est pas aux commandes que lorsque l’on est appelé à prendre, tous les jours, des décisions qui engagent le destin d’un pays et qui influent sur l’avenir de millions de personnes. Il faut avoir ces réalités en tête en écoutant Mitt Romney disserter sur la politique étrangère des Etats-Unis et accuser son rival démocrate d’être mollasson. Face à la «passivité» du président sortant, le candidat républicain promet des solutions miracle, basées sur les muscles et les super-budgets militaires. Une bonne partie de son discours électoral est construite autour de la fausse accusation que Barack Obama a «laissé tomber» Israël, oubliant que l’aide militaire, le soutien financier et l’assistance technologique, fournis par l’actuel président à l’Etat hébreu, n’ont jamais été égalés par ses prédécesseurs. En fait, Mitt Romney reproche au locataire de la Maison-Blanche de résister aux pressions -qui frôlent les injonctions- de Benjamin Netanyahu, pour le pousser à couvrir et participer à une attaque préventive contre l’Iran. Accepterait-il, s’il siégeait au Bureau ovale, de s’engager dans une guerre dont les objectifs et les conséquences ne serviraient pas nécessairement les intérêts des Etats-Unis? Mitt Romney plaide donc pour un alignement total de la politique étrangère américaine sur celle d’Israël, même au détriment des intérêts nationaux des Etats-Unis. Un phénomène mis en évidence dès 2006 par les chercheurs John Mearsheimer et Stephen Walt, dans leur remarquable ouvrage sur l’influence du lobby israélien dans les orientations de la politique étrangère américaine. Un travail qui leur a coûté leur emploi, il faut le rappeler. Mitt Romney n’est pas en reste sur le dossier du processus de paix au Proche-Orient. Il affiche un mépris absolu pour les Palestiniens, avec qui la paix «est impensable», peut-on l’entendre dire dans une vidéo filmée à son insu. En d’autres termes, Israël n’a pas l’obligation de rendre les terres qu’il a volées et la situation de conflit et de guerre avec les Palestiniens est appelée à durer ad vitam æternam.    Mitt Romney a exploité à fond l’attaque du consulat américain de Benghazi, au cours de laquelle l’ambassadeur Christopher Stevens a été tué. Il estime que «les attaques contre l’Amérique, le mois dernier, ne doivent pas être prises pour des actes isolés. Elles illustrent la lutte plus large qui traverse tout le Moyen-Orient, une région qui vit son bouleversement le plus profond depuis un siècle.» Le camp républicain a dénoncé la réaction de l’Administration Obama après l’attaque de Benghazi, et le fait d’avoir attendu plusieurs jours avant de la qualifier de «terroriste» et de sous-estimer les menaces anti-américaines. Ces propos sont destinés à la consommation interne car ils n’apportent aucune idée constructive et nouvelle. Pas plus d’ailleurs que ses critiques contre ce qu’il appelle la stratégie d’«espoir» de Barack Obama. Là, le candidat républicain se fend d’une esquisse de stratégie: «Nous ne pouvons pas aider nos amis et battre nos ennemis si nos paroles ne sont pas appuyées par des actes et si la perception de notre stratégie n’est pas celle d’un partenariat mais celle d’une passivité». Traduit en realpolitik, cela ne veut absolument rien dire. Partenariat avec qui? Contre qui? Comment? S’il est élu président, Mitt Romney promet de renforcer les sanctions contre l’Iran pour l’empêcher de développer des capacités nucléaires militaires. Il subordonnerait l’aide financière à l’Egypte au respect du traité de paix avec Israël, augmenterait le budget américain de la Défense. Et, cerise sur le gâteau, il fournirait des armes aux rebelles syriens. Sur ce dernier point, l’actuelle Administration l’a devancé. Car les livraisons d’armes via l’Arabie saoudite et le Qatar –en plus de tous les autres pays qui ne l’ont pas reconnu officiellement- n’auraient jamais pu se faire sans le feu vert des Américains. Concernant l’augmentation du budget militaire, Mitt Romney ne semble pas connaître les chiffres des déficits américains. Sauf s’il compte sur les bons du trésor achetés par la Chine pour financer la dette américaine. Sur l’Iran, l’actuelle Administration a développé le régime des «sanctions intelligentes», douloureuses et efficaces, et qui commencent à donner leur fruit. Mais il n’est pas sûr qu’elles feront plier Téhéran. C’est d’ailleurs fortement improbable.    
Mitt Romney est à cours d’idées. Son discours veut se donner des semblants d’une force qui n’est qu’illusoire, car avec des muscles ramollis et des caisses vides, il ne peut plus mener le monde avec le bâton et la carotte.


 Paul Khalifeh
   

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