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Nº 2932 du vendredi 17 janvier 2014

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My grandfather’s masbaha, de Susan Daniel Fayad. Bien plus qu’un objet matériel

Le dernier livre de Susan Fayad, My grandfather’s masbaha, revient sur l’importance qu’a ce collier dans la culture libanaise. Mais comment et pourquoi joue-t-il un tel rôle dans nos sociétés? Retour sur son histoire qui a débuté depuis des siècles et qui concerne plusieurs religions.
 

En voulant rendre hommage à son père, Susan Fayad montre comment une masbaha permet de s’élever à un niveau spirituel.
Dans My grandfather’s masbaha, tout commence lorsque le petit Adam, 4 ans, est en visite chez son grand-père, Jidoo Yousef, à Bakeef, au Liban. Un jour, ennuyé et frustré par le départ de ses amis, le petit trouve qu’il y a très peu de moyens de se divertir à la montagne. Le voyant si triste, son grand-père l’initie à l’utilisation de la masbaha. Cet objet, apparemment anodin, inculquera à Adam des valeurs importantes et lui apprendra à vénérer Dieu.
My grandfather’s masbaha s’adresse donc aux enfants. Il leur apprend, en premier lieu, à chérir ce qu’ils ont. Avec Adam, ils comprendront l’importance de la famille et de l’amitié. Ils se rendront compte que même les choses les plus simples peuvent être significatives. Ce livre est donc un véritable outil rempli de leçons de vie inestimables.
Susan Daniel Fayad affirme qu’elle l’a rédigé surtout pour revivre ces moments et ces relations fortes partagés entre son père et son fils. Ce dernier est-il devenu aujourd’hui aussi accro à sa masbaha? Une chose est sûre. Ce collier n’a pas perdu de son charme. Qu’on l’utilise pour louer Dieu ou tout simplement comme passe-temps, c’est un vrai objet historique.

 

D’histoire et de religion
Pour certains, c’est notamment au IXe siècle, en Orient, que son usage s’est développé sous une influence venue de l’Inde. Pour d’autres, on le trouvait déjà à partir du IVe millénaire avant notre ère ou à l’époque des Pharaons. Il était aussi présent chez les Babyloniens, les Assyriens… Il serait alors caché au fond des sarcophages des rois et des dieux.
Nonobstant l’époque où il fait son apparition, cet objet est source de piété d’où son nom «Masbaha» ou «Soubha». Il est capable d’apaiser la personne qui le manipule grâce à l’odeur d’encens qui se dégage de certaines pierres précieuses.
On raconte aussi qu’au désert, les bédouins le passaient à leur cou, pour respirer son odeur et éloigner d’eux les insectes. Alors qu’en Inde, son ambre est dilué et on l’utilise pour faire des injections pour les maladies des nerfs.
La masbaha est aussi un objet religieux pour les chrétiens, musulmans… Il est possible de croiser des milliers de croyants faire leur prière en portant entre leurs mains ce collier. L’auteure a le mérite de nous rafraîchir la mémoire sur son importance.

Pauline Mouhanna, Illinois

Susan Daniel Fayad, My grandfather’s masbaha, publié aux éditions AuthorHouse.

Bio en bref
D’origine libanaise, Susan Daniel Fayad naît et grandit aux Etats-Unis. Elle finit ses études en psychologie et en éducation spécialisée à l’Université américaine de Beyrouth, au Liban. Après ses études, elle devient 
enseignante. Son expérience l’amène à 
travailler dans des programmes éducatifs au niveau international, en collaboration avec des ONG (organisations non gouvernementales) et des organisations affiliées à l’Onu.
Susan Fayad vit actuellement à Richmond, en Virginie, avec son mari et ses deux enfants.

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