Magazine Le Mensuel

Nº 3046 du vendredi 25 mars 2016

Dossier

Fransabank. Une banque engagée et citoyenne

Première banque libanaise à avoir intégré le Pacte mondial des Nations unies qui établit les dix principes essentiels de la Responsabilité sociale, la Fransabank dispose d’une réelle politique en la matière, comme l’explique Dania Kassar, directrice de la communication du groupe.
 

En initiant puis signant en 2013 la charte du United Nations Global Compact, ou Pacte mondial, la Fransabank s’est placée à l’avant-garde de la responsabilité sociale des entreprises au Liban. «Cela indique qu’une entreprise adhère aux dix principes énoncés dans la charte du Pacte mondial et met tout en œuvre pour les appliquer, et devient une entreprise citoyenne», souligne Dania Kassar.
En 2015, en plus de toutes les initiatives déjà engagées par la banque les années précédentes, la Fransabank a axé sa stratégie sur deux axes principaux, explique-t-elle, «l’environnement et la jeunesse».

 

Réduire l’empreinte carbone
«Pour le volet environnemental, souligne Dania Kassar, notre engagement s’est symbolisé par une décision stratégique de financer les énergies renouvelables et d’attribuer des crédits verts aux entreprises, en coopération avec l’IFC (le bras financier de la Banque mondiale et via les prêts subventionnés de la Banque du Liban (BDL)». Ainsi, la banque a accompagné les entreprises désireuses de se mettre aux normes environnementales génératrices d’économies d’énergies en offrant le financement, mais aussi l’audit et le conseil. Mme Kassar explique que «des industries du secteur de l’acier en ont bénéficié, tout comme les agriculteurs, ou encore les propriétaires de stations d’essence». D’autres entreprises ont aussi pu changer de machines ou, encore, se doter de panneaux solaires afin de réduire leurs factures d’électricité, mais aussi leurs empreintes énergétiques et leurs rendements.
En interne, la Fransabank a elle-même procédé à un audit de son siège afin de réduire son empreinte carbone. «Nous travaillons également à la réduction de l’utilisation de papier pour une gestion plus économe des ressources», indique Dania Kassar. «Nous lançons prochainement le tri dans nos agences afin de sensibiliser et d’engager nos clients dans une éducation citoyenne». Par ailleurs, les employés de la Fransabank ont pu récolter, en deux ans, deux tonnes et demie de matières plastiques revendues pour l’association arcenciel, qui ont permis d’acheter deux chaises roulantes auxquelles la banque a ajouté deux supplémentaires et les a remises à des personnes à mobilité réduite.
L’engagement de la Fransabank en faveur de l’environnement lui a d’ailleurs valu d’être invitée par bpifrance à participer au sommet de la Cop21 qui s’est tenu en décembre 2015. «Nous avons partagé avec d’autres institutions financières notre expérience en la matière et ce que nous avions accompli à ce jour», déclare Mme Kassar. Car hormis les prêts verts, la Fransabank propose également un service d’audit pour évaluer la facture énergétique et elle a formé ses agents à mieux expliquer aux clients tous les avantages des énergies renouvelables.
Autre axe stratégique choisi par la Fransabank: l’éducation de la jeunesse. «Nous avons participé mi-mars à la Global Money Week, en collaboration avec le CYFI et le Conseil supérieur de l’enfance au sein du ministère des Affaires sociales», explique Dania Kassar. «Apprendre aux jeunes et les éduquer à l’usage de la monnaie et la gestion de l’argent est essentiel afin qu’ils acquièrent les bons réflexes», ajoute-t-elle. La banque a choisi de s’adresser à des jeunes de l’association Teach a child. Soixante enfants ont ainsi été accueillis au siège social de la Fransabank et ont pu comprendre comment on fabrique une carte bancaire, où vont les chèques et comment fonctionne une agence: ouverture de compte, attribution de prêts, etc.
Dania Kassar souligne que l’engagement socialement responsable de la Fransabank se rencontre dans l’ensemble de ses départements. «Nous appliquons le système de management environnemental et social (SMES) pour l’analyse de notre portefeuille crédits. Un système pour inciter les clients à contrôler leur impact environnemental et adopter une gestion saine responsable de leurs activités. Il s’agit d’une stratégie à long terme qui prend du temps, car il n’est pas facile de changer les mentalités, pour une gouvernance plus éthique ou une culture de l’énergie renouvelable à l’échelle nationale», note-t-elle. «Après les excès de la mondialisation dans les années 90, la RSE s’est imposée comme une démarche visant à rendre les entreprises plus citoyennes et plus humaines; elle est devenue, aujourd’hui, une obligation internationale pour obtenir de nouveaux marchés par exemple» ajoute Mme Kassar. D’autant que les entreprises qui adhèrent au Pacte mondial sont tenues d’effectuer des rapports en bonne et due forme relatant leurs actions en la matière. Cela permet à tout le monde de s’engager à son niveau pour de meilleures pratiques.

Jenny Saleh

Related

Croissance de 4,4% en 2012. Pas de crise pour l’argent plastique

admin@mews

Les formations en industrie. Comment choisir la bonne filière?

admin@mews

Dossier 2005

admin@mews

Laisser un commentaire