Magazine Le Mensuel

Nº 3072 du vendredi 2 décembre 2016

Confidences diplomatie

Confidences diplomatie

Arabie saoudite
Ali Assiri ferait l’objet d’une enquête

L’ancien ambassadeur d’Arabie saoudite au Liban, Ali Awad Assiri, ferait l’objet, dans son pays, d’une enquête pour les nombreux griefs qui lui sont reprochés dans la gestion de l’ambassade, lorsqu’il était en poste à Beyrouth. Les sources, qui rapportent l’information, ajoutent que le diplomate, rappelé d’urgence à Riyad, en août dernier, est pratiquement en résidence surveillée. Il n’a même pas été autorisé à revenir au Liban pour récupérer ses affaires personnelles.  
Les autorités saoudiennes avaient envoyé au Liban, début 2016, une commission spéciale chargée d’établir un rapport sur la situation de l’ambassade, dans le cadre d’une opération d’évaluation et d’audit effectuée dans la plupart des représentations diplomatiques du royaume dans le monde. «Les enquêteurs ont découvert, au siège de l’ambassade, rue Bliss, une véritable caverne d’Ali Baba», précisent ces sources, qui parlent de dépenses faramineuses pour entretenir une armée de fonctionnaires et d’informateurs et pour payer des factures souvent gonflées ou fictives.

 

Le nouvel Orient-Express
Des propos attribués au conseiller militaire du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, ont suscité le vif intérêt des milieux diplomatiques à Beyrouth.
Le général Yéhia Rahim Safaoui aurait affirmé que son pays projetait de construire des lignes de chemins de fer pour le transport de passagers et de marchandises, reliant l'Afghanistan à Lattaquié (Syrie), en passant par l'Iran, l'Irak et le Liban.

Le message de Chucri aux Libanais
La visite au Liban du chef de la diplomatie égyptienne, Sameh Chucri, annoncée en exclusivité par Magazine, dans son édition numéro 3071 de novembre 2016 (page 13), n’était pas uniquement protocolaire. Selon une source ministérielle à Beyrouth, l’émissaire du président Abdel-Fattah el-Sissi a informé les dirigeants libanais de la prochaine décision du Caire de rétablir ses relations diplomatiques avec la Syrie, à leur plus haut niveau, et d’apporter une assistance militaire à l’armée syrienne dans sa guerre contre «le terrorisme». L’Egypte voit d’un très mauvais œil l’implication directe de la Turquie dans la crise syrienne et compte y faire face.   

Le CCG contre Téhéran ou Le Caire?
Après avoir boudé le Liban pendant des années, les monarchies du Golfe ont dépêché de nombreux émissaires pour féliciter le président Michel Aoun pour son élection. Un observateur de la scène diplomatique à Beyrouth affirme que ce regain d'activisme des Etats membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) en direction du Liban vise tout autant à contrer l'influence iranienne au pays du Cèdre qu'à barrer la voie à l'Egypte. Avec la bénédiction de Moscou et de Washington, Le Caire s'investit davantage au Liban et en Syrie, souligne cet observateur.

 

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