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Marwan Hamadé, député du Chouf. Pour une prorogation limitée du mandat du Parlement

La tournée du député Walid Joumblat auprès des chefs de file politiques et la visite de l’ancien Premier ministre Saad Hariri au Liban sont-elles annonciatrices d’un vent plus favorable soufflant sur la scène politique? Tour…

Farid el-Khazen, député du Kesrouan. Des défis sans précédent

Les chrétiens sont, depuis deux mois, au cœur du débat présidentiel libanais. Alors que cette communauté affronte de dangereux défis au niveau régional, quelle est la position du bloc parlementaire du Changement et de la…

Banques. Des fondamentaux solides malgré les fortes pressions

Qu’en est-il des fondamentaux bancaires au premier semestre 2014? Le secteur demeure-t-il aussi résilient que par le passé? La question mérite d’être posée vu le contexte local et régional de tensions grandissantes tant politiques que…

Guy Manoukian. Le virtuose du piano se dépasse à Byblos

C’est un public délirant qui a ovationné Guy Manoukian. Ce musicien libanais, compositeur et pianiste de renommée mondiale, a fait vibrer le port de Jbeil aux sons de ses rythmes dansants. Accompagné d’une trentaine de…

Lauren Bacall. Décès d’une légende de Hollywood

Le lendemain de l’annonce de la mort de Robin Williams, le monde du cinéma est à nouveau en deuil. L’actrice Lauren Bacall décède, le 12 août, à l’âge de 89 ans, victime d’un accident vasculaire…

Beirut en clôture du Festival de Byblos. Enthousiasme et bonne musique

«Il est jeune et on pourrait tout lui pardonner». C’est une boutade lancée, à la suite de son premier concert à New York, il y a quelques années, quand le leader du groupe avait dérapé…

Elections parlementaires. La fuite en avant des décideurs

La signature par le gouvernement du décret de convocation du collège électoral ne change rien. Craignant un vide institutionnel généralisé qui ouvrirait la voie à une Constituante, le Courant du futur de Saad Hariri est…

Homophobie. Les «suspects» du hammam libérés sous caution

Les 27 personnes arrêtées pour leurs tendances sexuelles «déviantes» à Hamra dans un hammam turc ont été libérées sous caution. La comparution devant le tribunal a eu lieu au Palais de justice de Beyrouth. Selon…

Iphone 6. L’attente touche à sa fin

Le mot d’ordre pour la firme à la pomme cet été est sans conteste «rumeurs», après avoir laissé filtrer des informations sur la sortie du nouvel iPhone au mois de septembre; les iPhone-addicts n’en peuvent…

Terrorisme. Fadel Chaker se balade à Aïn el-Heloué

Depuis quelque temps, des rumeurs circulent indiquant que le chanteur Fadel Chaker se trouve dans le camp de Aïn el-Heloué au Liban-Sud. Il aurait été vu à plusieurs reprises sur les lieux. Fadel Chaker avait…

Fourmis… «Fourmidables»!

Pourquoi une exposition sur les fourmis? Pourquoi aller la visiter? Que peuvent nous apprendre ces créatures familières, mais si insignifiantes? Le Palais de la découverte à Paris propose jusqu’à fin août, une exposition époustouflante sur…

Lebanon Water Festival. Une dynamique toujours renouvelée

Le Lebanon Water Festival a lancé la troisième édition de son festival qui inclut, cette année, encore plus d’événements. Du nord au sud, tout au long des plages, les amateurs des sports nautiques profitent de…

POLITIQUE

Année universitaire. La grande inconnue des étudiants

Année universitaire. La grande inconnue des étudiants

«Tout le monde a gagné». La célèbre phrase de l’Ecole des fans a trouvé écho cette année chez les étudiants qui avaient présenté les épreuves des examens officiels. Telle est…

ACTUALITÉS

Daech perd du terrain à Mossoul. Une contre-offensive limitée

Daech perd du terrain à Mossoul. Une contre-offensive limitée

Appuyés par des raids américains, les combattants kurdes et les forces irakiennes ont repris dimanche le barrage stratégique de Mossoul. Il s’agit du plus important revers infligé à l’Etat islamique…

ÉCONOMIE

Banque d’investissement. Fouad Sawaya, un Libanais qui brille à New York City

Banque d’investissement. Fouad Sawaya, un Libanais qui brille à New York City

Rien ne prédestinait Fouad Sawaya, cet expatrié libanais à New York, à fonder sa propre banque d’investissement, concentrée sur les produits industriels de consommation. La…

Événement

Les Chœurs de l’Armée rouge à Beyrouth. Rendez-vous exceptionnel et retentissant

Les Chœurs de l’Armée rouge à Beyrouth. Rendez-vous exceptionnel et retentissant

Beyrouth se mettra à l’heure russe l’espace d’une soirée. Les Chœurs de l’Armée rouge investiront le 13 septembre prochain, le Beirut Waterfront, pour un spectacle exceptionnel! Un événement signé We…

 

Éditorial
L’Etat en survie

Bastion de la démocratie au Moyen-Orient, le Liban en a perdu jusqu’à son sens. Les hommes de 1943, qui se sont battus pour l’Indépendance, doivent se retourner dans leurs tombes. Le Pacte national par lequel ils avaient réussi à harmoniser les relations entre les communautés avait sauvé alors le pays de l’effondrement. Retrouverons-nous cette solidarité face aux défis? Des juristes chevronnés s’époumonent à clarifier les termes de notre Constitution, garante de notre vie en commun… mais en vain. Nombreux sont ceux qui font la sourde oreille. Les jeunes, musulmans et chrétiens, étaient, il y a peu de temps encore, soucieux de construire ensemble un édifice social et démocratique. Les choses ont changé. Incapables d’élire un chef d’Etat et de permettre au peuple de choisir ses représentants, selon les règles constitutionnelles, les décideurs, qui sévissent dans les hautes sphères de la politique, ploient, de toute évidence, sous la domination d’une force qu’ils ne contrôlent pas. La léthargie gagne du terrain dans un pays laminé par des ambitions personnelles et des exigences inacceptables. Celles des candidats, affiché ou présenté par les seules initiales, occupent le devant de la scène. Préoccupés par leur quotidien, leur avenir et celui de leurs enfants, dégoûtés par le spectacle d’une certaine caste politique dont le seul souci est de sauvegarder ses privilèges, qui dort sur ses lauriers aussi fanés soient-ils, les citoyens renoncent. Le laxisme et la négligence de leurs problèmes créent un profond malaise populaire et jettent dans la rue les fonctionnaires du secteur public, les enseignants et, bientôt, les étudiants… Les promesses irresponsables, faites par le gouvernement précédent, ne peuvent être tenues par son successeur, faute de financement. Nul n’ignore que les caisses de l’Etat sont vides et que, pour les renflouer, il faut une fois de plus faire payer ces mêmes contribuables auxquels on a fait miroiter un mieux-être matériel. Pendant que toute une population est en danger, que les chrétiens, en particulier, craignent d’être pourchassés, à l’exemple de ceux de Syrie et d’Irak, la communauté maronite implose. Ses chefs se livrent une guerre verbale aussi meurtrière moralement qu’une lutte armée et participent ainsi à l’affaiblissement d’un pouvoir auquel ils aspirent tant. La présidence, ce miroir aux alouettes qui les fait tant rêver, serait-elle plus importante que l’Etat lui-même mis en danger par le vide? A l’ombre d’un Etat fantôme, privés du minimum vital, les citoyens se démènent comme ils peuvent. Appelés à la rescousse, les bateaux générateurs de courant, annoncés à grand fracas, n’en laissent pas moins plusieurs régions démunies ou sévèrement rationnées. Les citernes sillonnent les rues des villes et les routes de montagne, offrant une eau dont, sans mettre en doute sa source, on ne peut que s’interroger sur sa provenance. Peu importe. Les Libanais en ont tant besoin qu’ils ne se posent plus de questions et se contentent, quand ils le peuvent encore, de payer deux fois, ce qu’ils sont en droit d’exiger de l’administration qui les en prive. Pour détourner l’attention des problèmes, aux solutions inextricables, les gestionnaires de nos destinées les contournent en en créant d’autres. Ainsi, ballottés, au gré du bon vouloir des correcteurs, des centaines de milliers d’étudiants sont menacés, à la veille de leur entrée dans la vie universitaire, de n’obtenir pour tout diplôme qu’une attestation. Devront-ils passer un nouvel examen dont le seul résultat serait pris en compte? Enfin un dernier échec, et non le moindre, est celui de l’économie en chute libre qui touche toutes les classes sociales sans exception. Les chefs d’entreprises autant que les salariés. Une récente étude met le Liban à la troisième place sur la liste des investisseurs dans les Emirats. C’est autant de fonds perdus pour le pays et autant de jeunes chômeurs obligés d’émigrer. Ce n’est donc pas sans étonnement que nous avons entendu le ministre libanais des Affaires étrangères, en visite à Bagdad, sommer les Irakiens de ne pas abandonner leur terre. Nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises. Mouna Béchara L’Etat en survie Bastion de la démocratie au Moyen-Orient, le Liban en a perdu jusqu’à son sens. Les hommes de 1943, qui se sont battus pour l’Indépendance, doivent se retourner dans leurs tombes. Le Pacte national par lequel ils avaient réussi à harmoniser les relations entre les communautés avait sauvé alors le pays de l’effondrement. Retrouverons-nous cette solidarité face aux défis? Des juristes chevronnés s’époumonent à clarifier les termes de notre Constitution, garante de notre vie en commun… mais en vain. Nombreux sont ceux qui font la sourde oreille. Les jeunes, musulmans et chrétiens, étaient, il y a peu de temps encore, soucieux de construire ensemble un édifice social et démocratique. Les choses ont changé. Incapables d’élire un chef d’Etat et de permettre au peuple de choisir ses représentants, selon les règles constitutionnelles, les décideurs, qui sévissent dans les hautes sphères de la politique, ploient, de toute évidence, sous la domination d’une force qu’ils ne contrôlent pas. La léthargie gagne du terrain dans un pays laminé par des ambitions personnelles et des exigences inacceptables. Celles des candidats, affiché ou présenté par les seules initiales, occupent le devant de la scène. Préoccupés par leur quotidien, leur avenir et celui de leurs enfants, dégoûtés par le spectacle d’une certaine caste politique dont le seul souci est de sauvegarder ses privilèges, qui dort sur ses lauriers aussi fanés soient-ils, les citoyens renoncent. Le laxisme et la négligence de leurs problèmes créent un profond malaise populaire et jettent dans la rue les fonctionnaires du secteur public, les enseignants et, bientôt, les étudiants… Les promesses irresponsables, faites par le gouvernement précédent, ne peuvent être tenues par son successeur, faute de financement. Nul n’ignore que les caisses de l’Etat sont vides et que, pour les renflouer, il faut une fois de plus faire payer ces mêmes contribuables auxquels on a fait miroiter un mieux-être matériel. Pendant que toute une population est en danger, que les chrétiens, en particulier, craignent d’être pourchassés, à l’exemple de ceux de Syrie et d’Irak, la communauté maronite implose. Ses chefs se livrent une guerre verbale aussi meurtrière moralement qu’une lutte armée et participent ainsi à l’affaiblissement d’un pouvoir auquel ils aspirent tant. La présidence, ce miroir aux alouettes qui les fait tant rêver, serait-elle plus importante que l’Etat lui-même mis en danger par le vide? A l’ombre d’un Etat fantôme, privés du minimum vital, les citoyens se démènent comme ils peuvent. Appelés à la rescousse, les bateaux générateurs de courant, annoncés à grand fracas, n’en laissent pas moins plusieurs régions démunies ou sévèrement rationnées. Les citernes sillonnent les rues des villes et les routes de montagne, offrant une eau dont, sans mettre en doute sa source, on ne peut que s’interroger sur sa provenance. Peu importe. Les Libanais en ont tant besoin qu’ils ne se posent plus de questions et se contentent, quand ils le peuvent encore, de payer deux fois, ce qu’ils sont en droit d’exiger de l’administration qui les en prive. Pour détourner l’attention des problèmes, aux solutions inextricables, les gestionnaires de nos destinées les contournent en en créant d’autres. Ainsi, ballottés, au gré du bon vouloir des correcteurs, des centaines de milliers d’étudiants sont menacés, à la veille de leur entrée dans la vie universitaire, de n’obtenir pour tout diplôme qu’une attestation. Devront-ils passer un nouvel examen dont le seul résultat serait pris en compte? Enfin un dernier échec, et non le moindre, est celui de l’économie en chute libre qui touche toutes les classes sociales sans exception. Les chefs d’entreprises autant que les salariés. Une récente étude met le Liban à la troisième place sur la liste des investisseurs dans les Emirats. C’est autant de fonds perdus pour le pays et autant de jeunes chômeurs obligés d’émigrer. Ce n’est donc pas sans étonnement que nous avons entendu le ministre libanais des Affaires étrangères, en visite à Bagdad, sommer les Irakiens de ne pas abandonner leur terre. Nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises.


 Mouna Béchara
   
 
 
 
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