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Chebaa. Le triangle de tous les dangers

L’opération du Hezbollah contre une position militaire israélienne dans les fermes de Chebaa n’est pas le fait du hasard. Elle a été étudiée pour adresser un double message, d’une part aux Israéliens sur la vigilance…

Salim Jreissati, ancien ministre du Travail. «Pour négocier, il faut des atouts en main»

Si le principe de la négociation avec les terroristes, concernant la libération des soldats, a été largement évoqué, ainsi que l’échange avec des détenus à Roumié, en revanche le mécanisme juridique suscite des questions auxquelles…

Henri Sfeir. Elire un président, seul devoir de la Chambre

C’est un cri du cœur, un appel poignant d’Henri Sfeir lancé à l’élection d’un président de la République pour lutter contre tout ce qui se trame contre le Liban, menacé dans son existence même.  …

Sécheresse oculaire. Les écrans en cause

De plus en plus de personnes souffrent de sécheresse oculaire ou du syndrome de l’œil sec. Démangeaison, brûlure ou sensation de grains de sable dans les yeux, signes de sécheresse oculaire, sont les motifs les…

Concentration des crédits bancaires. La BDL réagit et crée une unité de suivi

La Banque du Liban (BDL) a souhaité renforcer le contrôle de l’activité des banques à la lumière d’une conjoncture socioéconomique d’exception qui prévaut dans le pays, d’un risque souverain qui s’est accru, et de certains…

Liste Goncourt/Le Choix de l’Orient. Une 3e édition de plus en plus attendue

Pour la troisième année consécutive, l’Institut français du Liban et le Bureau Moyen-Orient de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) lancent l’événement Liste Goncourt/Le Choix de l’Orient, dans le cadre du Salon du livre francophone…

Anniversaire à Deir el-Qamar. La Cité des émirs fête les 150 ans de sa municipalité

Il y a un siècle et demi, un 31 août, a été érigée, dit-on, la première municipalité dans le monde arabe, celle de Deir el-Qamar, perle du Mont-Liban, héritière phénicienne et fief des plus grands…

Tractations à la tripolitaine. 
La mosquée-forteresse démantelée


Grâce à la médiation menée par les dignitaires religieux et politiques de Bab el-Tebbané, le groupuscule dirigé par Chadi Maoulawi et Oussama Bou Mansour a quitté la mosquée Abdallah Ben Massoud. Mais ses membres sont…

Les désertions dans l’armée. Phénomène inquiétant mais limité

Des tensions récurrentes se manifestent entre la rue sunnite et l’Armée libanaise depuis le début de la guerre en Syrie. Les défections de plusieurs soldats sont symptomatiques du malaise communautaire à l’égard de la grande…

Carmen Zogheib. Au service des femmes les plus faibles

Les associations féminines caritatives ou celles qui défendent les droits juridiques, confessionnels et familiaux de la femme ne manquent pas au Liban. Que peut apporter de plus Carmen Zogheib, experte dans le domaine des communications,…

POLITIQUE

Les Kurdes manifestent au Liban.La coalition des intérêts

Les Kurdes manifestent au Liban.La coalition des intérêts

L’Armée libanaise consciente des dangers, les Kurdes du Liban qui refusent de céder et le Courant du futur se considèrent comme les fers de lance de la lutte contre l’Etat…

les gens

Père Germanos Germanos. Le moine qui aimait l’art

Père Germanos Germanos. Le moine qui aimait l’art

Passionné d’art et de culture, il aurait voulu faire des études en architecture d’intérieur, mais les circonstances en ont décidé autrement. Il fait partie de l’Ordre antonin maronite depuis 1989…

Horizons

Liste Goncourt/Le Choix de l’Orient. Une 3e édition de plus en plus attendue

Liste Goncourt/Le Choix de l’Orient. Une 3e édition de plus en plus attendue

Pour la troisième année consécutive, l’Institut français du Liban et le Bureau Moyen-Orient de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) lancent l’événement Liste Goncourt/Le Choix de l’Orient, dans le cadre…

Événement

Hommage à Dany Chamoun et sa famille. 24 ans après, un souvenir toujours vivace

Hommage à Dany Chamoun et sa famille. 24 ans après, un souvenir toujours vivace

Le 21 octobre 1990, Dany Chamoun, sa femme Ingrid et leurs enfants Tarek et Julian, âgés de 7 et 5 ans, sont tués à leur domicile à Baabda. Seule leur…

 

Éditorial
L’Etat: un désert institutionnel

Même si nous avons toutes les raisons de paniquer, face à ce virus mortel au nom d’Ebola dont le danger pèse sur le monde. Même si les Daech, al-Nosra, al-Qaïda et autres appellations aux consonances terroristes, décapitent ceux qui n’ont pas les mêmes croyances qu’eux. Même si nos soldats sont pris en otages, soumis aux pires sévices que leur infligent ces barbares du XXIe siècle et qui nous ramènent à la préhistoire. Même si leur libération ne semble pas être en vue malgré les cris et les suppliques douloureuses de leurs femmes et de leurs enfants. Nous vivons en parallèle, le cauchemar quotidien et l’angoisse de l’avenir bloqué de tous les Libanais attachés à leurs terres.«Les drames et les conflits, selon un analyste américain, accompagnent les peuples aussi longtemps que des hommes ignorants et cupides essaient d’imposer leur volonté».C’est ce dont nous souffrons. C’est ce sentiment douloureux de vivre dans un désert institutionnel administratif. De Baabda à la Place de l’Etoile, le silence est assourdissant.Notre jeunesse remplit les Emirats, le Canada, les Etats-Unis et bien d’autres pays qu’elle enrichit de ses compétences et de son intelligence, unanimement reconnues.Ce sombre tableau du XXe et XXIe siècles nous a poussés à plonger dans nos archives de Magazine avec l’espoir d’y trouver, dans le passé, une lueur prometteuse d’un horizon plus lumineux. La déception fut grande et l’espoir, en quelque sorte, perdu.C’est ainsi qu’en remontant d’un siècle dans le temps, nous retrouvons, même pendant les périodes paisibles, autant de problèmes vitaux que maintenant, peut-être, moins justifiés.Certaines enquêtes et articles du siècle dernier sont parlants. Ainsi sous le titre 500000 Beyrouthins sans eau, l’auteur de l’enquête rapportait en 1960 que les officiels de l’heure, critiqués par les journalistes pour leur laxisme, croyaient se dédouaner en déclarant que les problèmes appartenaient au passé et qu’«ils seraient les derniers» (au moins jusqu’aux prochains». «L’Office des eaux, disait l’auteur du même article, jouait à enterrer des tuyaux de plus en plus gros, en défonçant le plus possible et le plus souvent les chaussées de la ville. Et, à ce jeu, il était devenu si fort, qu’il était quasiment champion olympique».Toujours dans la même année, un titre pourrait être repris aujourd’hui sans crainte de se trouver à côté de la plaque: «L’eau au Liban, mourir de soif ou empoisonné». Aussi, à l’époque déjà une question se posait: «Cette eau si nécessaire à la vie, d’où vient-elle? Quel chemin a-t-elle parcouru avant d’arriver dans les maisons que ce soit sous la forme d’eau du robinet ou sous la forme d’eau achetée en bouteille?Autre constatation relevée quelques années plus tard, mais toujours au XXe siècle sous le titre: De Jeita à Beyrouth, la route est longue et l’eau se perd en chemin. On pouvait aussi y relever une observation de cheikh Maurice Gemayel, expert en génie hydraulique: «La catastrophe qui nous menace est due au manque de prévoyance des autorités et à la politique empirique de l’improvisation du ‘‘vaille que vaille’’ qui a toujours été la ligne de conduite des responsables». Nous ne parlerons pas des années de la guerre où en 1979, une enquête avait été menée sous le titre: Pour étancher sa soif, Beyrouth cherche 30000 m3 d’eau. Tous ces articles ont un relent d’une triste actualité.Toujours dans l’improvisation, les négligences et la désinvolture de certains responsables, le courant électrique nous était fourni par intermittence. Pour faire de la dérision on pourrait dire que nous avons aujourd’hui la chance d’avoir une programmation du courant, si tant est qu’elle soit respectée. Curieusement, on pouvait lire dans les années soixante-dix que «peut-être l’électricité, comme le reste des services publics, qui n’appartient ni au Mouvement national ni au Front libanais, ne peut être fournie régulièrement et en continu qu’une fois l’entente libano-libanaise réalisée». Ainsi s’écrit la triste histoire de ce qui est devenu une république bananière.Mais trêve de revendications dans un pays soumis à tant de dangers que les difficultés du quotidien passent au dernier rang des préoccupations des autorités, pour tout ce qui complique la vie des citoyens et grève lourdement leurs budgets. Les Libanais sont, malgré tout, conscients que la priorité des priorités reste leur sécurité.


 Mouna Béchara
   
 
 
 
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