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Nº 3084 du vendredi 1er décembre 2017

L’assurance retraite. Un engagement à long terme

Avec un système d’indemnités de fin de service insuffisant pour couvrir l’intégralité de leur retraite, les Libanais apparaissent de plus en plus nombreux à souscrire un plan d’épargne ou d’investissement pour assurer leurs vieux jours.…

La fortune de Saad Hariri. Un empire parti en fumée

Héritier de Saudi Oger, l’un des fleurons du secteur de l’immobilier en Arabie saoudite, Saad Hariri a tout perdu aujourd’hui ou presque, de sa fortune passée. Qu’est-il advenu de cet empire construit par son père?…

Nadim Koteich. Le trend setter, faiseur d’opinion

On peut l’aimer ou le détester, apprécier son style provocant ou pas, mais le journaliste Nadim Koteich ne laisse pas indifférent. Du lundi au vendredi, il présente l’émission satirique DNA sur la Future TV, où il…

Les bars à bière. Saveurs locales artisanales ou importées

Le marché de la bière est en pleine ébullition, au point qu’à Beyrouth, des bars spécialisés se multiplient avec pour mission de faire découvrir aux Libanais les 1001 visages de cette boisson. Au Liban, la…

Légère reprise cette année. Quels pronostics pour 2018?

Après cinq ans de ralentissement, le marché immobilier a légèrement repris en 2017 mais cette embellie relative risque de ne pas durer. A quoi s’attendre pour 2018? L’incertitude autour de la démission  de Saad Hariri…

Sympaticus. La technologie au service de la santé mentale

Joe Zaarour a cofondé Sympaticus, une application mobile permettant aux personnes souffrant d’anxiété, de stress et de dépression de se soigner elles-mêmes grâce à une méthode de thérapie automatisée. Explications. Pouvez-vous présenter Sympaticus? Il s’agit…

Tebnine. L’essor d’un village

La région du Sud a, depuis les années 70, subi une demi-douzaine de guerres, toutes aussi violentes les unes que les autres. Celle de 2006 a été la plus destructrice. Aujourd’hui, le maire de Tebnine,…

L’ESA à l’abordage. Lancement du Certificate in Shipping & Logistics

Fruit d’un partenariat avec la CMA-CGM, le certificat Shipping and Logistics a été lancé par l’ESA (Ecole Supérieure des Affaires) en novembre dernier. Focus sur cette formation qui manquait jusqu’à présent sur le marché. Développée…

Star Wars VIII. Tout peut basculer…

Quelques jours avant de découvrir Star Wars Episode VIII - Les Derniers Jedi, dans nos salles de cinéma, les fans ne tiennent plus en place, s’impatientent et imaginent toutes sortes de théories concernant le scénario…

Éditorial
Le front le moins solide

Des trois fronts sur lesquels se battait le Liban pendant la crise liée à la démission surprise de Saad Hariri, l’économie était le moins visible mais le plus surveillé par les milieux locaux et internationaux.Sur le plan de la sécurité, la réaction rapide et ferme des autorités a permis d’étouffer dans l’œuf toute tentative de déstabilisation. A part le petit attroupement organisé à Sodeco par des partisans du Parti national libéral et d’Achraf Rifi, et l’incendie d’un portrait de MBS à Tripoli, suivi par la décision du ministre de l’Intérieur de retirer des rues tous les portraits du prince héritier saoudien, aucun incident notable n’a été enregistré. Dans le domaine politico-diplomatique, la gestion de la crise par le président Michel Aoun, avec le soutien de Nabih Berry et de la direction du Courant du Futur, a désamorcé une à une les mines dont l’explosion était susceptible de plonger le pays dans le chaos.C’est l’économie qui a le plus inquiété les dirigeants du pays et les milieux de la finance internationale. Certes, la panique des marchés a été contenue mais les signaux émis ont montré combien ce front restait fragile. Dans un article publié le 17 novembre, consacré aux pays à risque après le défaut de paiement de sa dette par le Venezuela, l’agence Bloomberg souligne que le ratio de la dette comparé au PIB au Liban pourrait atteindre, cette année, 152%.Comment ont réagi les marchés financiers à la crise politique déclenchée par la démission et le séjour ambigu de Saad Hariri en Arabie saoudite? Selon des sources économiques, la Banque du Liban (BDL) a dépensé entre le 6 et le 15 novembre près de 800 millions de dollars pour soutenir la livre libanaise. A l’heure d’aller sous presse, la BDL n’avait pas encore publié le bilan bimensuel sur l’état de ses réserves en devises étrangères. Mais le chiffre de 800 millions de dollars est probablement dépassé, bien que les pressions sur la livre libanaise aient baissé après la décision de Saad Hariri de temporiser concernant son éventuelle démission. Autre signal négatif, la sortie de capitaux. Près de 1,5 milliards de dollars auraient émigré du Liban vers des cieux moins encombrés. Certes, ce montant paraît insignifiant comparé aux 169 milliards de dollars de dépôts dans les banques libanaises. Mais il constitue quand même 20% des capitaux entrants au Liban en rythme annuel (estimé à 7,5 milliards de dollars), et qui servent à financer les besoins de l’Etat.     Enfin, la crise politique s’est traduite par des pressions sur les eurobonds libanais (les bons du trésor en devises) à cause de la vente par des détenteurs étrangers de leurs titres libanais, ce qui a provoqué une baisse de leur prix et, par conséquent, une hausse du taux de rendement. Toutes ces données montrent que l’économie reste le ventre mou du pays, le talon d’Achille, qui pourrait réduire à néant la résilience politique et sécuritaire.


 Paul Khalifeh
   
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