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Moscou, Ankara, Téhéran. Jeu de dupes en Syrie

Pour la première fois depuis le début du conflit syrien, la Russie a effectué des frappes aériennes, en faisant décoller ses bombardiers depuis l’aérodrome de Hamedan, en Iran. Presque dans le même temps, l’aviation syrienne…

Alain Aoun, député de Baabda. «Le système libanais a prouvé ses limites, il est en panne»

«Nous devons briser le cercle vicieux dans lequel se débat le pays», assène à Magazine Alain Aoun, député CPL de Baabda. Sinon, nous devons réfléchir dans une perspective de changements radicaux», sous-entendant que les accords…

Salim Sayegh, ancien ministre Kataëb. «A Bourj Hammoud, c’est une question de survie»

«Si nous n’arrivons pas à nous entendre, eh bien, ce sont toutes les forces politiques qui devraient être mises dans cette décharge». Dans une interview recueillie par Magazine, Salim Sayegh considère que les politiciens sont…

Nominations militaires. Le CPL opte pour l’«escalade contrôlée»

Les nominations militaires feront-elles sauter définitivement le gouvernement? Depuis l’approche de la fin du mandat des principaux responsables militaires, cette question est désormais sur toutes les lèvres. Le Courant patriotique libre a opté pour l’escalade……

Le compromis raté de Berry. Tout le monde y trouvait son compte

La classe politique avait misé sur les sessions de dialogue ouvertes initiées par Nabih Berry et nombreux avaient espéré une percée au niveau de la présidence. En fin stratège, le président de la Chambre n’aurait…

Moulouk el-tawaëf des Rahbani Les Nuits des cèdres magistralement lancées

Le festival Les Nuits des cèdres de Tannourine a invité le public, durant trois soirées consécutives, les 19, 20 et 21 août, à revoir l’une des œuvres maîtresses du répertoire de Mansour Rahbani, Moulouk el-tawaëf,…

Ray Bassil: L’espoir perdu

Née le 20 octobre 1988, la tireuse Ray Bassil (1,75 m – 65 kg), espoir local, n’a pas pu faire mieux que 14e sur 65 participantes aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro 2016, malgré…

Les Sentinelles refusent la modernisation. Le plus dangereux des voyages

Et il y a un endroit sur terre où l’on ne pourra jamais arriver! Isolés depuis 60 000 ans sur un petit lopin de terre de 72 km2 au cœur de l’océan Indien et de ses…

Grâce à la réalité virtuelle. Des paraplégiques retrouvent des sensations

Des paraplégiques, paralysés depuis des années, ont retrouvé des sensations et le contrôle partiel de leurs jambes, voire pour certains une vie sexuelle, grâce à une rééducation cérébrale et physique innovante. Ces avancées surprenantes et…

Genius. Des mots à l’écran

Avec une tête d’affiche portant les noms de Colin Firth, Jude Law, Nicole Kidman et Laura Linney, Genius, signé Michael Grandage, plonge les spectateurs dans l’effervescence littéraire du New York des années 30. Le scénariste,…

Aïn Dara. Une cimenterie qui n’a pas sa place

L’environnement à Aïn Dara continue à provoquer la polémique. Le projet de l’édification d’un complexe industriel et d’une cimenterie irrite les habitants qui y voient une atteinte flagrante à l’environnement de la région. La cimenterie…

Un an après. Le mouvement civil revient à la charge

Le 22 août 2015, le mouvement civil est dans la rue. C’est son premier rendez-vous avec celle-ci, suivi par d’autres une semaine plus tard. En un an, le mouvement a réussi à imposer sa présence,…

POLITIQUE

Commémoration de l’élection de Bachir Gemayel. Haro sur le Hezbollah

Commémoration de l’élection de Bachir Gemayel. Haro sur le Hezbollah

A l’occasion de la 34e commémoration de l’élection de Bachir Gemayel, son fils Nadim Gemayel, député d’Achrafié, a déclaré que «le Liban est en péril», tirant à boulets rouges sur…

FESTIVAL

Brazilian Film Festival. Entre Beyrouth et Rio

Brazilian Film Festival. Entre Beyrouth et Rio

C’est la rentrée, le retour dans les salles obscures de cinéma. L’ambassade du Brésil au Liban, le centre culturel Brasiliban et l’association Métropolis lancent la première édition du Festival du…

Horizons

Tekaya. Transformer des déchets textiles en objets design

Tekaya. Transformer des déchets textiles en objets design

Pamela Chami et Karim Hobeiche récupèrent les chutes de tissus et déchets textiles pour en faire des objets design, leur manière à eux de participer à un règlement de la…

ÉCONOMIE

Rationnement de l’électricité. Aucun espoir d’amélioration en vue

Rationnement de l’électricité. Aucun espoir d’amélioration en vue

Plus aucun ancien ou nouveau ministre responsable du secteur de l’Energie et de l’Eau n’ose accuser l’autre d’incompétence, de négligence ou promettre une alimentation en…

 

Éditorial
L’inconscience criminelle

Il y a trois jours, le Liban commémorait l’élection à la présidence de la République de cheikh Bachir Gemayel, le 13 août 1982. On ne peut pas oublier les conditions particulièrement difficiles dans lesquelles elle s’était déroulée. Défiant les menaces les plus dangereuses, les députés de l’époque avaient respecté la Constitution. Plus de trente ans après, faisant écho au chef actuel des Kataëb, Samy Gemayel, chacun se pose la même question: qu’avons-nous fait et que faisons-nous? Le crime ce n’est pas seulement l’assassinat d’un être humain, en l’occurrence c’est celui d’une nation et d’un peuple. Les mouvements de rue organisés par les militants de la société civile, certes tardifs après des années perdues, porteront-ils leurs fruits? Manqueront-ils de souffle ou seront-ils, en fin de compte, pris dans le tourbillon des revendications ne sachant par lesquelles commencer? Le premier mouvement civique avait enthousiasmé la population, tous âges, communautés et appartenances confondus. Sa motivation première ne pouvait laisser indifférents: celle de la santé publique frappée par les ordures dont les rues étaient envahies et qui le sont toujours. Son succès venait du thème qu’il défendait, sujet qui ne laissait pas de place à l’insouciance et qui ne cesse de se déplacer d’une région à une autre, toujours sans solution et avec autant de répercussions nocives. Les premiers mouvements populaires avaient entraîné dans leur sillage les plus réticents à descendre dans la rue. Infiltrée par des fauteurs de troubles professionnels, tirant probablement profit de la jungle dans laquelle nous vivons, la manifestation avait vite déraillé. Mais des gens du pouvoir, incapables ou intéressés, n’ont pas réagi aux cris de détresse et de colère dont les raisons étaient et le sont tout autant justifiées. Une électricité défaillante et quasiment inexistante dont les causes n’échappent à personne. Des augmentations de salaires promises aux serviteurs de l’Etat, qui attendent toujours la reconnaissance improbable de leur travail. Une cherté de vie dénoncée et jamais contrôlée, des produits alimentaires porteurs des germes de maladies graves et on en passe… Comme chaque jour est porteur d’un nouveau problème, ce fut la semaine passée, celui d’une circulation infernale et souvent provocatrice de drames entraînant parfois la mort. Face à ce désastre dans la gestion du quotidien des citoyens, déjà en mal d’être, les responsables de toutes ces misères, et d’autres bien plus sérieuses pour le destin de la nation, tentent vainement de donner le change. Obligés de mettre un bémol à leur m’en-fichisme arrogant, ils annoncent, à grand fracas, des efforts de recherches de solutions, autour des tables d’un dialogue dont la stérilité serait le fait des Etats voisins ou des pays plus éloignés. Les représentants de ces derniers, ministres des Affaires étrangères et politiciens de tous niveaux, font la navette au pays du Cèdre, alimentant les médias, non pas de promesses, mais de conclusions hâtives et éphémères très vite démenties et jetées aux oubliettes.Certains de nos confrères «contradicteurs», pourtant avertis, tournent autour de la question cruciale qu’ils posent aux gérants du pays: pourquoi cette impossibilité d’élire un chef d’Etat? Question superflue s’il en est. Ils oublient que les derniers en date n’ont pu accéder au palais de Baabda que grâce au poids des tutelles de chaque époque. Ils prétendent ou font semblant d’ignorer l’identité de celle d’aujourd’hui. Ils s’étonnent, à juste titre d’ailleurs, des déclarations de quelques hautes personnalités, dont celles du patriarche maronite, qui rappellent sans se lasser, aux «élus» de la nation, leur devoir national édicté par une constitution qu’ils ont eux-mêmes amendée et votée. Quoi qu’il en soit, on ne peut pas perdre de vue que la situation actuelle est l’héritage d’un cumul d’erreurs, d’incompétence à tous les niveaux, pour ne pas parler de malversations, de profits illicites et autres magouilles de tous genres. Ce sont ceux-là que nous portons sous la coupole de la Place de l’Etoile depuis des années et dont il semble que nous ne puissions pas nous passer, après dix ans d’un mandat auto-prorogé.L’heure n’est plus aux sursauts citoyens, mais bien au réveil brutal de toute la nation. 



 Mouna Béchara
   
 
 
 
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Santé

Les vitamines et les suppléments alimentaires. Faut-il en prendre?
Une alimentation saine et riche en fruits et légumes permet de prévenir les maladies et d’éviter des carences. Or, la…

 
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