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Noël 2014. Le Liban Arc-en-ciel

Le Liban, ce n’est pas seulement des conflits internes et des dossiers litigieux. C’est aussi un pays dont la capitale Beyrouth a été choisie, dernièrement, parmi les Sept Nouvelles Merveilles du monde. Quelques jours plus…

Samir Frangié, ancien député. La priorité, éviter la guerre civile

«La priorité n’est pas à l’élection présidentielle. La priorité est d’empêcher une réelle guerre civile libanaise entre sunnites et chiites». Ces propos sont ceux de Samir Frangié, membre du 14 mars, dans une interview recueillie…

Santé. Trente-trois médecins pour chaque 10 000 Libanais

Le Liban a l’un des ratios les plus élevés au monde en termes de nombre de médecins rapporté à sa population. Ce ratio s’articule autour de 33 médecins pour 10 000 habitants. Parallèlement, il a le…

Au Liban-Sud. Gemayel peaufine sa stature

Derrière le combat acharné que se livrent Michel Aoun et Samir Geagea pour accéder à la présidence, Amine Gemayel fait entendre sa petite musique, douce mais présente. Son profil particulier lui donne des arguments à…

Arsenal. Les nouveaux missiles du Hezbollah

L’attaque menée par Israël, début décembre, contre des cibles militaires au sud et au nord-ouest de Damas met en exergue l’arsenal de plus en plus important du Hezbollah. De quoi est-il composé?   Selon des…

Quatre anniversaires. Assassinat de Gebran Tuéni an IX

La Fondation Gebran Tuéni, la famille et le quotidien an-Nahar, le PNL et le secrétariat général du 14 mars ont commémoré séparément l’assassinat du député décédé il y a neuf ans dans un horrible attentat.…

Pistoletto à Beyrouth. Quand le miroir croise l’univers

Le Beirut Exhibition Center accueille, jusqu’au 11 janvier, une sélection d’œuvres représentant une soixantaine d’années de travail de Michelangelo Pistoletto, artiste italien à la renommée internationale et à l’œuvre profondément conceptuelle.   On déambule au…

Un an – Journal d’une année comme les autres. L’exercice de style de Mazen Kerbaj

Comment esquisser une journée? Mazen Kerbaj s’est lancé le défi de faire un dessin par jour durant une année entière. Le résultat, Un an – Journal d’une année comme les autres, publié aux éditions Tamyras.…

L’obésité chez les enfants. Un taux élevé au Moyen-Orient

Adopter un régime alimentaire équilibré et exercer une activité physique régulière sont les meilleurs moyens de prévenir l’obésité chez les enfants. C’est du moins les résultats d’un colloque sur la vie active saine organisé pour…

Zafer Chaoui, président de l’UVL. Les vins libanais à l’honneur

La réputation des vins libanais n’est plus à faire. Cette boisson des dieux «made in Lebanon» fait le tour du monde et le pays est devenu le producteur avec lequel il faut désormais compter. Magazine…

POLITIQUE

Les militaires détenus. Otages des hésitations du gouvernement

Les militaires détenus. Otages des hésitations du gouvernement

Alors que le Front al-Nosra et Daech continuent de menacer les familles des militaires et des policiers retenus à Ersal d’exécuter leurs proches, les autorités s’interrogent sur la marche à…

les gens

André Bekhazi. Passion et règles d’un grand architecte

André Bekhazi. Passion et règles d’un grand architecte

Entre lui et l’Académie libanaise des beaux-arts (Alba), c’est une longue histoire. Celle de sa vie, de son destin, depuis le jour où jeune étudiant en architecture, il y fait…

ACTUALITÉS

Prise d’otages à Sydney. Qui était Man Haron Monis?

Prise d’otages à Sydney. Qui était Man Haron Monis?

Mardi, l’Australie a découvert avec effroi l’itinéraire radical du preneur d’otages du café de Sydney qui a été tué quelques minutes après l’assaut de la police, celui d’un réfugié iranien…

Événement

Comment vivre dans un monde contrôlé par la technologie

Comment vivre dans un monde contrôlé par la technologie

La Fondation May Chidiac (MCF), en collaboration avec Friedrich-Ebert-Stiftung (FES), a organisé sous le patronage du ministre Boutros Harb, une conférence sur le thème Free Connected minds. Un panel de…

 

Éditorial
Des élus faute d’être des élites

Un peu partout sur la planète, règnent les crimes contre l’humanité et nous n’y échappons pas. Les drames que nous vivons ne sont pas nés d’hier. Ils sont le fruit de décennies d’une gestion désastreuse des affaires publiques, à laquelle s’ajoutent les zizanies dictées par le goût démesuré du pouvoir. Dans les années soixante, Magazine tirait déjà la sonnette d’alarme contre les répercussions inévitables de l’égocentrisme des «élus», faute d’être des «élites». Au fil du temps, la situation, loin de s’améliorer avec l’arrivée sur la scène publique d’une nouvelle génération, celle d’héritiers souvent, s’est sans cesse dégradée. Si le confessionnalisme s’est insidieusement infiltré dans le pays frappant de plein fouet la démocratie dont les Libanais se disaient les chantres, sans en avoir saisi vraiment le sens, le communautarisme risque de mettre un point final à la coexistence dans le Pays du Cèdre. Nous pouvons affirmer, sans risque de nous tromper, que nos malheurs découlent de la soumission d’une majorité de la classe politique à des forces étrangères, elles-mêmes en conflit. Le résultat est là. Il n’était pas difficile de le prévoir, faute d’avoir pas pu ou su l’empêcher. La crise sociale, économique et sécuritaire jette les citoyens dans les rues. Ces derniers, n’ayant aucun autre moyen de faire connaître leur malaise, y hurlent leur désespoir. Des parents de soldats otages menacés d’être à tout moment décapités par les terroristes qui sévissent chez nous comme ailleurs, aux salariés qui reviennent à la charge pour réclamer le respect des promesses qui leur ont été faites en passant par les locataires et les propriétaires qui s’affrontent, tous lésés par une loi inique votée à la va-vite au gré des seuls intérêts des parlementaires. Ces doléances et d’autres, tout autant justifiées et dont la liste est très longue, ne trouvent aucun écho chez des dirigeants dont la surdité est irrémédiable. Tout cela est au rancart en attendant l’hôte qu’accueillera le palais de Baabda. Qui sera cet être exceptionnel introuvable à ce jour? Certains disent que l’homme doit être fort. Mais quelle définition donne-t-on à cette force? Chaque courant a la sienne. Est-ce celle d’un président capable de rendre à l’Etat son autorité et son prestige? Est-ce celle d’un chef soutenu par l’étranger? N’est-ce pas celui qui ferait respecter l’accord inscrit dans la déclaration de Baabda que certains des signataires renient sans vergogne? Ces dernières années particulièrement difficiles à vivre ont vu un nombre incalculable de compatriotes, parmi les moins malchanceux, prendre le chemin de l’émigration, alors que les réfugiés palestiniens et syriens envahissent le terrain. Quoi qu’il en soit, et quelle que soit la déprime dans laquelle baigne l’ensemble de la population, toutes communautés et toutes classes sociales confondues, les Libanais donnent une fois de plus la preuve de leur ferveur de vivre et de leur puissance de résilience. Une étonnante ambiance de fête règne dans le pays. Du Nord, secoué par le spectre d’un terrorisme dont les tentacules se déploient inexorablement, au Sud frontalier d’un Etat ennemi turbulent et aux ambitions jamais inassouvies, les guirlandes illuminées malgré les pénuries de ce courant, devenu si précieux, annoncent déjà les fêtes, qu’envers et contre tout et tous, les Libanais défiant leur sort, tiennent à célébrer. Partout, à travers les rues des villes et des villages des arbres brillent de toutes leurs branches. Cerise sur le gâteau, le peuple est fier de cette ancienne cité historique du Liban, la ville de Jbeil, classée «plus belle destination touristique arabe pour 2013», par l’Académie des prix d’excellence dans le monde arabe en coopération avec l’Organisation mondiale du tourisme. La Pomme d’or, prix international récompensant les réalisations touristiques, économiques, culturelles et de l’environnement, lui a été décernée par la Fédération des journalistes et écrivains spécialisés dans le tourisme. C’est pour tout cela que nous croyons, aussi illusoire que cela paraisse, au miracle libanais et nous espérons que la magie des Fêtes ne finisse pas avec la trêve des confiseurs.  


 Mouna Béchara
   
 
 
 
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