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La loi du talion en marche. Le Hezbollah recadre Israël à Chebaa

L’attaque par le Hezbollah d’un convoi israélien patrouillant dans le secteur occupé des Fermes de Chebaa a provoqué la réplique immédiate de l’armée israélienne qui a bombardé, mercredi, des villages frontaliers, faisant craindre une escalade…

Le clan des Soudeyri revient en force. La succession générationnelle est assurée

Après Moqren, le prince héritier confirmé par le roi Salmane que lui avait destiné son prédécesseur, le pouvoir passera, pour la première fois dans l’histoire du royaume, aux princes de la troisième génération de la…

Mort du roi Abdallah. La dualité d’un souverain

Réputé intègre, le roi Abdallah Ben Abdel-Aziz Al Saoud aura marqué le royaume par ses initiatives réformatrices, étouffées au fil des ans par le conservatisme. Retour sur la vie d’un dirigeant qui aura laissé son…

Hiba Tawagi à la conquête de la France. Le jury de The Voice sous le charme

«Sirène de Beyrouth», la «belle», la «sublime», «la bombe libanaise», une «révélation»… Autant de qualificatifs utilisés par les médias français pour décrire Hiba Tawagi et sa participation aux auditions de la 4e édition de The…

Ministres et députés de retour d’Arabie. La politique de Riyad restera inchangée

C’est quasiment tout le Liban officiel qui s’est retrouvé en Arabie saoudite pour les funérailles du roi Abdallah. Le roi est mort, vive le roi! Magazine recueille les impressions de quelques personnalités libanaises présentes à…

Restauration et chocolaterie. Boubouffe et Patchi aux Emirats

Le marché libanais, avec ses fluctuations en raison de l’instabilité sécuritaire et ses répercussions sur l’activité économique, serait le meilleur terrain pour tester la viabilité d’une enseigne locale dans le secteur de la restauration, se…

22e édition d’al-Bustan. La musique comme inspiration

Du 17 février au 22 mars, le Festival al-Bustan célèbre sa 22e édition sous la thématique de l’Inspiration. Vingt-deux performances et plus de 300 artistes pour un programme encore plus ouvert cette année. Mardi 17,…

Les accidents de ski. Gare aux entorses du genou

Selon les données, un tiers des accidents liés au ski sont des entorses de genou. Près d’une entorse sur deux correspond à une rupture du ligament croisé antérieur. La préparation physique et sportive et un…

Voyage en Inde du Nord. La quintessence du dépaysement

L’Inde, c’est le voyage avec un grand V. Tout y est plus fort et plus intense: le bruit, les couleurs, les odeurs, les saveurs, les croyances, les rumeurs, mais aussi la pauvreté, la misère… C’est…

Sécurité. L’ambassade US met en garde ses ressortissants

Ce n’est pas la première fois que l’ambassade des Etats-Unis met en garde ses ressortissants au Liban. La situation de ces dernières semaines l’a incitée à les appeler «à une grande vigilance dans leurs déplacements, même…

POLITIQUE

L’attaque de Ras Baalbeck. Quels sont les objectifs des terroristes?

L’attaque de Ras Baalbeck. Quels sont les objectifs des terroristes?

L’Armée libanaise a repoussé, le week-end dernier, au prix de lourdes pertes, une attaque menée par des jihadistes venus de Syrie sur Tallet al-Hamra, dans le secteur de Ras Baalbeck,…

Disparition

Disparition. Goodbye, Demis Roussos, Goodbye

Disparition. Goodbye, Demis Roussos, Goodbye

Décédé à l’âge de 
68 ans, le chanteur grec Demis Roussos, à la renommée internationale, était particulièrement apprécié au Liban nostalgique d’une ère révolue. Ses tubes continueront de résonner.  …

ACTUALITÉS

Syrie. Discussions à Moscou, les Kurdes reprennent Kobané

Syrie. Discussions à Moscou, les Kurdes reprennent Kobané

Relativement épargnés depuis le début de la guerre en Syrie, les quartiers huppés de Malki et Mazzé du centre de Damas, ainsi que les alentours des places Arnous et Sabaa…

ÉCONOMIE

Remblayage du bassin IV. Les responsables du port de Tripoli en émoi

Remblayage du bassin IV. Les responsables du port de Tripoli en émoi

La contestation de la légalité et de la faisabilité économique du projet de remblayage du IVe bassin au port de Beyrouth a émané, cette fois,…

 

Éditorial
Pris entre deux feux

On s’y attendait, sans trop vouloir y croire. L’attaque israélienne sur Qoneitra ne pouvait pas passer sans conséquence. Le Hezbollah, qui a payé un lourd tribut de victimes, l’avait promis. La riposte serait dure. Elle le fut mercredi. Le Hezbollah a-t-il mesuré ce que coûtera au Liban sa vengeance? De leur côté, inconscients de la situation dans laquelle ils continuaient à plonger le pays, privé d’un chef d’Etat, quelques parlementaires tentaient de se donner bonne conscience en se réunissant Place de l’Etoile avec la certitude d’en sortir gros Jean comme devant. Les citoyens, eux, semblent devenus lymphatiques, incapables de réagir et de manifester leur volonté. Le Liban où, à une époque hélas lointaine, il faisait bon vivre dans un climat de liberté, est devenu le pays de tous les dangers. Menacés à l’intérieur même du pays par une insécurité à tous les niveaux, ignorant les règles essentielles de la Constitution qui régit la vie publique et, perdant peu à peu l’indépendance qui caractérisait le pays où dix-sept communautés vivaient en commun dans une harmonie qui, sans être parfaite, était cimentée par la volonté de tous. L’ancien président disparu, Saëb Salam, ne disait-il pas que le «Liban ne pouvait vivre sans ses deux ailes»? Nous en sommes, malheureusement, très loin et le vide créé à la tête de l’Etat par des ambitions démesurées n’est pas près, sauf souffle du Saint-Esprit, d’être comblé. Un dialogue entamé entre deux courants que tout divise n’a pour but que d’apaiser les esprits… jusqu’à quand? Un autre encore en gestation peine à voir le jour. Il oppose deux projets et deux courants d’idées inconciliables. Certains préconisent un changement radical des règles édictées dans l’accord conclu à Taëf en 1989, parrainé par la Syrie, force occupante du Liban à l’époque, et par l’Arabie saoudite, pays ami et arbitre impartial. Les leaders chrétiens réalisent-ils que leur bataille de coqs met le pays en danger et risque de le balancer dans un vide chronique en prouvant, par leurs agissements, que le Liban peut survivre décapité ou livré à plusieurs têtes? Alors que l’insécurité sévit sur tout le territoire, que des crimes individuels commis ces derniers jours sont qualifiés de faits divers, que de lourdes menaces pèsent sur le pays, l’armée perd ses soldats courageusement engagés dans leur lutte sans merci contre le terrorisme et attend toujours l’armement promis dans des délais… que diverses raisons repoussent sans cesse. Chaque jour apporte son lot de martyrs. Les hommes du Renseignement militaire ne sont pas mieux protégés. Nombre d’entre eux sont tombés victimes de leur mission. Le dernier en date en témoigne. Les corbillards recouverts du drapeau national sillonnent les routes du pays accompagnés par des familles éplorées qui enterrent leurs enfants, leurs maris et leurs pères, envoyés au-devant d’une mort quasi inéluctable dans des conditions aussi difficiles que les leurs. Le Liban, hélas, n’est plus sur l’agenda international, sinon pour quelques Etats qui mettent en garde leurs ressortissants de se rendre dans ce pays à risque. Tel est le cas, entre autres, de certains Etats du Golfe et des Etats-Unis. La vague de terrorisme, pourtant, ne frappe pas le seul Liban, et nul n’y est à l’abri. La disparition d’un grand ami du Liban, le roi Abdallah d’Arabie, a permis à des personnalités, pas toujours sur la même longueur d’onde, de se retrouver dans un même avion en direction de Riyad. Ce voyage de quelques heures où la paix a régné dans la cabine, nous dit-on, entre des passagers forcés de se rencontrer, n’aura été probablement qu’un intermède de courte durée. On n’est pas près pas d’oublier l’espoir déçu d’un dialogue national initié en 2006 par le président de la Chambre. On ne peut pas non plus occulter l’image réconfortante et si fragile de tous les leaders qui, de retour du Qatar en 2008, où ils avaient conclu un accord dit de Doha, s’étaient enfin entendus sur l’élection d’un président de la République. Accord qui n’aura tenu la route que l’espace d’un mandat. Où ira-t-on chercher cette fois la sagesse ou le courage de s’entendre sur l’élection d’un chef d’Etat? Mais le Liban, quel que soit son climat sécuritaire, continue à attirer curieusement artistes, écrivains et comédiens de toutes nationalités qui, sans réticence, nous apportent des moments de détente et de distraction dans une ambiance tant explosive. Pays des occasions manquées, il n’en reste pas moins celui des miracles.


 Mouna Béchara
   
 
 
 
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