L'Hebdo Magazine Liban Actualité Politique Economie Reportage Confidences Lebanon News
<
 
 
 
Bannière
 
 
 

L’avis de deux chercheurs russes. La Russie défend ses intérêts stratégiques

Quelles sont les véritables motivations de la Russie en Syrie? Quelle relation entretient-elle avec l’Iran? Quel pouvoir exerce-t-elle sur le président syrien Bachar el-Assad? Deux analystes russes, Maxim Suchkov, chercheur auprès du Conseil russe aux…

Karékine II, catholicos de tous les Arméniens «Aucune religion ne peut promouvoir la haine»

Aujourd’hui commence en Arménie, premier royaume chrétien du monde, une visite de trois jours du pape François. Une visite très symbolique puisque l’Arménie est le premier Etat à avoir adopté le christianisme religion officielle en…

Serge Dagher, membre du bureau politique Kataëb. S’il le faut, nous descendrons dans la rue

«Après de longs débats au bureau politique, il y a eu vote, la démission des ministres a remporté 27 voix sur 30. Le ministre du Travail a refusé de se plier au choix de la…

Ghazi Aridi, député de Aley. «Le chaos guette le Liban… sauf sursaut»

«Chaque jour qui passe nous éloigne d’une solution de la crise interne et nous lie encore plus étroitement aux développements régionaux. Le chaos guette le Liban, sauf sursaut de dernière minute». Interview de Ghazi Aridi,…

Restructuration, mise à l’écart, révision politique. Le ménage va commencer chez les «bleus»

Saad Hariri n’a pas mis longtemps pour procéder à une lecture du résultat des municipales, des messages adressés à travers ces élections et ce qu’elles représentent aussi bien sur le plan populaire que politique. Cette…

Cinq étapes gourmandes. Visiter le Liban par le goût

Magazine a rencontré Anthony Rahayel, le plus gourmand des Libanais et auteur du blog No garlic No onions. Très loin des clichés, il nous fait découvrir un autre Liban, celui des délices. Pour lui, le…

Troubles anxieux, difficultés d’apprentissage, intimidation. Diagnostiquer pour traiter au plus vite

Les troubles anxieux chez les adolescents ou l’enfant en milieu scolaire, ainsi que l’intimidation à l’école étaient parmi les sujets abordés durant les Journées scientifiques de psychiatrie, organisées par l’USJ et l’UL. Détails sur le…

Pompéi au Musée des Beaux-arts de Montréal. Esthétique, informative, immersive

Une exposition surprenante, époustouflante, dont on ressort bouche bée, pris entre la stupeur, l’admiration et l’effarement. Le Musée des Beaux-arts de Montréal (MBAM) a mis le paquet pour nous raconter la fameuse histoire de Pompéi,…

Beirut & Beyond International Music Festival. La scène alternative est la scène musicale

Le 16 juin, Beirut & Beyond International Music Festival a lancé ses activités, en prélude au festival qui se tiendra en décembre, du 8 au 11. Le jeudi 16 juin, au soir, le «rooftop» de…

Plus de festivals plus de créativité. Le tourisme fait de la résistance

Le mois du Ramadan vient s’ajouter à de nombreux challenges auxquels fait face le tourisme libanais depuis 2011: boycott des pays arabes, attentats et défection des touristes. Comment s’annonce cette nouvelle saison estivale qui débute…

POLITIQUE

La démission des Kataëb. Un feuilleton ramadanien

La démission des Kataëb. Un feuilleton ramadanien

La démission des ministres Kataëb du gouvernement avait commencé comme un coup de gueule du chef du parti, Samy Gemayel, face à la corruption et à la paralysie du pouvoir…

Dossier

Les nouvelles technologies arrivent. A l’ère de la sécurisation optimale

Les nouvelles technologies arrivent. A l’ère de la sécurisation optimale

Comment se dérouleront les paiements du futur? Aurons-nous encore besoin d’une carte bancaire? Les nouvelles technologies avancent vite, très vite, notamment en matière bancaire où les établissements usent de ces…

ÉCONOMIE

Liban: 1 150 000 travailleurs syriens et palestiniens

Liban: 1 150 000 travailleurs syriens et palestiniens

Jamais le taux de chômage au Liban n’a autant fait l’objet de controverse. Au manque chronique de statistiques officielles sur le marché du travail s’est…

Événement

L’enquête de la Blom piétine. Les caméras gardent leur secret

L’enquête de la Blom piétine. Les caméras gardent leur secret

Moins de deux semaines après l’explosion qui a secoué le secteur Zarif - Verdun et fait voler en éclats la façade de la Blom Bank, aucun résultat officiel n’est révélé.…

 

Éditorial
Le «plan B» est en marche

Lorsque le secrétaire d’Etat américain John Kerry a évoqué, le 23 février dernier, un éventuel «plan B» pour la Syrie en cas d’échec du processus diplomatique et politique, de nombreux observateurs n’y ont vu qu’un bluff. Seule la Russie l’avait pris au sérieux et s’était hâtée de décréter un cessez-le-feu, brisant l’élan de l’armée syrienne et de ses alliés, qui avaient réussi à reprendre aux rebelles de tous poils, en cinq mois, plus de dix mille kilomètres carrés. Un mois plus tard, Vladimir Poutine annonçait, à la surprise générale, le retrait d’une partie de ses troupes engagées en Syrie, dans un geste de bonne volonté adressé, surtout, aux Etats-Unis. La Russie a voulu montrer à Washington qu’elle était capable d’exercer des pressions sur ses alliés et de leur faire admettre des choix parfois difficiles. Elle attendait, en retour, que les Etats-Unis en fassent de même avec leurs amis, afin de réunir les conditions nécessaires pour une solution politique.Quatre mois plus tard, force est de constater que les Américains n’ont pas rempli leur part du contrat. Car pour faire avancer sérieusement le processus diplomatique, il était impératif d’isoler les groupes opposés à toute forme de règlement politique, avec à leur tête le Front al-Nosra, la branche syrienne d’al-Qaïda, et toute une myriade d’organisations extrémistes, tournant dans son orbite. Au contraire, Washington a empêché l’inscription, sur la liste des organisations terroristes de l’Onu, d’Ahrar al-Cham, un groupe salafiste-jihadiste fondé, entre autres, par Abou Khaled el-Souri, le représentant personnel d’Ayman el-Zawahiri en Syrie, aujourd’hui décédé. En outre, les Etats-Unis ne se sont pas opposés à l’alliance militaire formée entre al-Nosra et les groupes dits «modérés», dans le cadre de l’armée de la conquête (Jaïch el-Fateh) à Alep, et ont fermé les yeux sur la livraison, via la Turquie, d’énormes quantités d’armes et de munitions, dont des centaines de missiles Tow et Fagot, provenant des dépôts des armées saoudienne, turque, qatarie et soudanaise.Au lieu que Washington convainc ses alliés régionaux de la nécessité de s’engager dans le processus politique, c’est l’inverse qui s’est produit. La Turquie et l’Arabie saoudite ont convaincu les Américains que le rapport de force, instauré grâce à la Russie, doit absolument être modifié afin que les négociations ne se transforment en reddition pure et simple de l’opposition syrienne. Washington n’a donc pas levé le petit doigt lorsque le négociateur en chef de l’opposition, Mohammad Allouche, a claqué la porte, fin mai.Sur le terrain, la coalition rebelle «modéro-extrémiste» est repassée à l’offensive et a enregistré une série de succès dans le sud d’Alep, reprenant une partie des territoires perdus et infligeant de lourdes pertes à l’armée syrienne, aux Iraniens et au Hezbollah. La Russie hésite encore à utiliser toute sa puissance de feu contre les assaillants, de peur de torpiller définitivement le processus politique. L’escalade verbale et les mises en garde américaines assurent aux rebelles une couverture presque aussi efficace que les Sukhoï russes.Dans le même temps, les Américains ont mis en œuvre l’autre phase du «plan B», dans l’est syrien. La «Nouvelle armée de Syrie», formée, entraînée et équipée par des pays membres de l’Otan (dont la Norvège), en Jordanie, commence à se déployer. La mission qui lui est assignée est d’essayer de reprendre à Daech la ville d’Abou Kamal, en collaboration avec des tribus sunnites irakiennes manœuvrant de l’autre côté de la frontière. Consciente des enjeux, la Russie ne s’est pas privée d’adresser un message aux Américains, en bombardant, la semaine dernière, des troupes de la «Nouvelle armée de Syrie», dans la région de Tanaf, où se rejoignent les frontières syro-irako-jordaniennes.La troisième phase du plan est appliquée par les Forces démocratiques syriennes, avec la participation directe d’unités spéciales américaines et, dans une moindre mesure, françaises et bientôt norvégiennes.L’objectif stratégique du «plan B» est de prendre le contrôle de la frontière entre l’Irak et la Syrie, afin de rompre la continuité territoriale entre l’Iran, l’Irak, la Syrie et le Liban. Il s’agit de saucissonner l’«axe de la Résistance», en isolant chacune de ses composantes dans son espace géographique.Damas, Téhéran et Moscou ont réalisé, avec un peu de retard, la nature et les objectifs du «plan B», et ont décidé d’y faire face lors de la réunion des ministres de la Défense des trois pays en Iran, le 9 juin.On comprend mieux, dès lors, les propos du leader du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, sur des «mois difficiles» en Syrie.


 Paul Khalifeh
   
 
 
 
Bannière
 
 
Bannière
 
 
Bannière
 

Santé

Troubles anxieux, difficultés d’apprentissage, intimidation. Diagnostiquer pour traiter au plus vite
Les troubles anxieux chez les adolescents ou l’enfant en milieu scolaire, ainsi que l’intimidation à l’école étaient parmi les sujets…

 
Bannière