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L’«homme malade» se venge sur ses sujets. Reconstitution d’un crime contre l’humanité

Le 24 avril 1915, 600 Arméniens notables sont assassinés à Constantinople. C’est le signal du début d’un génocide, le premier du XXe siècle, dont la Turquie refuse toujours, cent ans plus tard, d’en reconnaître même l’appellation.…

Le Musée de Cilicie. Sanctuaire du patrimoine arménien

A l’heure où le peuple arménien commémore le centenaire du génocide perpétré par les Turcs entre les années 1915 et 1918, c’est au Musée de Cilicie, au catholicosat de la Grande Maison de Cilicie à…

Témoignages. Quand les Arméniens se racontent...

Trois familles arméniennes ont bien voulu nous livrer leurs souvenirs et leurs témoignages pour nous raconter les tragédies vécues par leurs ancêtres. Petits-fils de résistants ou de paisibles citoyens emprisonnés, égorgés ou chassés de leurs…

Partis, clubs, associations, écoles… Les Arméniens s’organisent au Liban

Contrairement à certaines idées reçues, les Arméniens du Liban sont profondément intégrés à la société libanaise. Tout en conservant leurs propres culture et organisations. Eclairage avec le Pr Antranig Dakessian, directeur du Centre de recherche…

Mémoire arménienne… En noir et blanc

Mme Joséphine racontait avec émotion la déportation, la fuite, la terreur. L’arrivée dans les jardins d’orangers de Bourj Hammoud. Mme Joséphine n’est plus. Mais demeurent les photos de Vartan Dérounian qui racontent le tragique exode…

Quand le nid se vide. Tristesse, solitude, confusion

Le départ des jeunes du nid familial suscite très souvent une foule d’émotions chez les parents. Ces derniers éprouvent de la tristesse, de la confusion, de la désorientation ou encore de la solitude. Bien que…

Jean-Louis Guigou, fondateur de l’Ipemed. «Le monde est voué à une économie verticale»

Délégué général de l’Institut de prospective économique du monde méditerranéen (Ipemed), Jean-Louis Guigou répond aux questions, la carte du monde entre les mains, pour mieux communiquer son idée. Il préfère parler d’un «think tank» non…

Rainier Jreissati, président de La Libanaise des Jeux. Expansion et renouvellement continus

Les jeux de loterie font rêver les citoyens qui attendent impatiemment chaque tirage du Loto pour voir s’ils sont les heureux élus de la cagnotte. Au Liban, l’opérateur de ce genre de jeux, La Libanaise…

Nouvelle mutinerie à Roumieh. Les islamistes veulent rétablir un émirat

On pensait que la légende du fameux bâtiment B de la prison de Roumieh était bien tombée depuis l’opération Coup de poing en janvier dernier. Mais une nouvelle émeute a eu lieu, le vendredi 17 avril,…

Procès. Samaha reconnaît son erreur et invoque un «piège»

Le procès de l’ancien ministre Michel Samaha a enfin démarré, deux ans et huit mois après son arrestation. Le procès de Samaha, qui a été également conseiller du président syrien Bachar el-Assad, avait été reporté…

POLITIQUE

Médias. Réquisitoire de Karma Khayat contre le TSL

Médias. Réquisitoire de Karma Khayat contre le TSL

C’était au tour des médias libanais d’être entendus par le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) dans le cadre du procès sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. Le…

Dossier

L’expansion à l’étranger continue. Le savoir-faire libanais s’exporte bien

L’expansion à l’étranger continue. Le savoir-faire libanais s’exporte bien

Année après année, les banques libanaises poursuivent leur expansion à l’étranger. Une nécessité pour contourner l’étroitesse du marché libanais, entre autres. S’il participe à leur croissance, ce développement à l’international…

ÉCONOMIE

Manipulation des TIC. Le Liban au 99e rang

Manipulation des TIC. Le Liban au 99e rang

Le rapport annuel élaboré conjointement par le Forum économique mondial et l’Insead, sur la technologie de l’information et de la communication (TIC) dans le monde,…

Événement

Little Armenia à Bourj Hammoud. Un symbole de coexistence

Little Armenia à Bourj Hammoud. Un symbole de coexistence

Considéré comme le fief de la communauté arménienne au Liban, le quartier de Bourj Hammoud s’apprête à célébrer le centenaire du génocide. Avec ses souks, ses écoles, ses églises et…

 

Éditorial
Des lois pour qui?

Comme pour combler les carences dans la gestion du pays, les lois pleuvent menaçantes. Mais même justifiées, elles n’en sont pas moins inapplicables. Certes, ce nouveau code, qui remplace une loi datant du siècle dernier, a reçu l’aval de nombreuses associations de la société civile. Il se propose de sanctionner sévèrement les conducteurs indisciplinés dans un pays où les accidents meurtriers sont si nombreux. Mais que dire de la dégradation de l’état du circuit routier, dont les conducteurs, aussi chauffards qu’ils soient, ne sont pas responsables? Que dire des croisements de rues où les feux de signalisation sont si souvent absents? Des trottoirs inutilisables à cause des piliers et autres obstacles que la municipalité a eu la «bonne» idée de poser, empêchant les piétons d’y avoir accès? Des agents préposés à l’application des lois, et qui sont souvent les premiers à les violer? D’ailleurs, les contrevenants ne semblent pas tenir compte des sanctions imposées, sachant qu’elles ne pouvaient pas être appliquées. La mise en œuvre de la nouvelle loi ayant été si souvent reportée, chaque jour apporte son lot de morts et de blessés, victimes de la route que recense la salle censée contrôler le trafic routier. Quant aux permis de conduire, ils sont délivrés au hasard ou en fonction des rejetons des «grands» du pays. Ce nouveau code a du bon. Reste encore à pouvoir le mettre en place et en assurer le suivi.Autre loi, jugée inique par les locataires et contestée par les propriétaires, celle des loyers, héritée d’un texte datant de la fin de la Deuxième Guerre mondiale et remis à jour en 1992, soit à la fin de la guerre civile. La loi gèle les contrats de location signés avant cette date, ne tenant compte d’aucun facteur social ni d’une inflation galopante qui frappe, en premier, les locataires. Toutefois, elle prend en considération une éventuelle revalorisation des grilles des salaires, qui attend toujours de ne plus être simplement éventuelle.Penser faire oublier le vide administratif tient de la gageure. Si les citoyens sont préoccupés par leurs problèmes quotidiens, ils n’en oublient pas pour autant toutes les possibilités qui peuvent renflouer les caisses de l’Etat sans toucher aux salaires, de plus en plus modestes, d’une classe moyenne qui, d’ailleurs, n’existe plus. Elle vit, de moins en moins, des rentrées que lui assurent les membres de la famille travaillant à l’étranger. Elle s’interroge, toujours sans pouvoir y répondre, sur les véritables raisons de laisser traîner ou même d’abandonner l’idée de profiter de la mine d’or noir que lui offre la Méditerranée. Un trésor à portée de main, mais toujours enfoui au fond de la mer. Pourtant, l’exploitation des ressources en hydrocarbure pourrait permettre au Liban de rejoindre le club des pays producteurs de pétrole, au moins dans quelques années. Mais qui s’en préoccupe pour le moment? Les spéculations pourraient se transformer en réalité, mais au lieu que des indices sérieux ne motivent les responsables libanais, ceux-ci ne réussissent toujours pas à s’affranchir d’une mentalité traditionnelle quelles qu’en soient les conséquences sur le présent et l’avenir du pays. Pendant ce temps, Israël progresse dans l’exploitation du pétrole abandonné par le Liban. Les entrepreneurs avertis annoncent depuis belle lurette que ce rêve se transformerait en réalité. Pour le moment, ce n’est hélas qu’un rêve qui, peu à peu, devient cauchemardesque.Dans ce contexte, les Libanais sont toujours à la recherche d’une idée rassembleuse qui ferait l’unanimité parmi toutes les franges de la société. La décision de donner congé à toutes les écoles et universités, le 24 avril, date de la commémoration du centenaire du génocide arménien, est un début. Mais il reste un long chemin à parcourir.


 Mouna Béchara
   
 
 
 
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