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Prorogation du Parlement. Berry emballe le package-deal

Pourtant acquise comme fait accompli, le train de la prorogation du mandat du Parlement est en marche malgré l’opposition du patriarche Béchara Raï et des partis chrétiens. Cette semaine, Fouad Siniora et le président du…

Médicaments. Des produits frelatés partout au Liban?

«Tout le pays est truffé de dépôts de médicaments frelatés, périmés ou importés en contrebande», affirme le ministre de la Santé, Waël Abou Faour, au cours d’un congrès à l’hôtel Golden Tulip de Jiyé, consacré…

Armée libanaise. Entre défections et démissions

Les défections se poursuivent au sein du corps de l’Armée libanaise. Un sixième soldat a rejoint l’organisation terroriste syrienne du Front al-Nosra. Magazine a interrogé des hommes de religion musulmans pour comprendre les motivations des…

Le discours de victimisation de Machnouk. Un sursaut contre le Hezbollah

La violente charge du ministre de l’Intérieur, Nouhad Machnouk, contre le Hezbollah ne menace pas l’unité du gouvernement Salam, la stabilité du pays restant prioritaire, mais pose encore un peu plus le nouveau positionnement du…

Akram Chéhayeb. Après l’Histoire, la politique

Député de Aley de 1992 à ce jour, trois fois ministre, membre du Parti socialiste progressiste (PSP), Akram Chéhayeb est depuis sa plus tendre jeunesse, investi en politique. Fidèle compagnon de Walid Joumblatt depuis plus…

Hazmié-Mar Takla. Un nouveau cluster de restaurants

L’ampleur de la résilience des Libanais face à la conjoncture aléatoire dans le pays, qui dure depuis des années, continue de surprendre les entrepreneurs du monde international des affaires. Magazine a appris de sources qui…

Sensibilisation contre le cancer du sein. Les hommes s’impliquent

«Elle te rappelle de tout, rappelle-lui de faire la mammographie» est le slogan de la 
13e campagne nationale annuelle de sensibilisation au cancer du sein lancée au Grand sérail par le ministère de la Santé…

Rana Hajjeh. L’épidémiologie au service de l’humanité

En devenant employée fédérale de 2014, elle reçoit l’un des prix les plus honorifiques de la fonction publique américaine. Le Dr Rana Hajjeh, Libanaise d’origine, directrice de la Division des maladies bactériennes au CDC (Center…

Salon du livre francophone de Beyrouth. «Des mots, des histoires» pour une 21e édition

Le compte à rebours a commencé; le 31 octobre s’ouvre, au Biel, le Salon du livre francophone de Beyrouth. Une 21e édition attendue de plain-pied et qui se poursuit jusqu’au 9 novembre.   «Un lieu…

Beituna. Le refus de la misère

La misère au Liban? Presque une normalité. Selon une étude du Pnud, 28% des Libanais seraient en dessous du seuil de pauvreté. Se serrer les coudes, avancer ensemble pour adoucir le quotidien, améliorer sa propre…

POLITIQUE

Dahié-Téhéran-Moscou. Le nouvel itinéraire de De Mistura

Dahié-Téhéran-Moscou. Le nouvel itinéraire de De Mistura

La capitale iranienne est devenue, récemment, un véritable pôle d’attraction diplomatique. En un seul jour, les responsables de la République islamique ont reçu le ministre de la Défense, Samir Mokbel,…

Dossier

Les assureurs comblent les lacunes de l’Etat. Epargner aujourd’hui pour mieux vivre demain

Les assureurs comblent les lacunes de l’Etat. Epargner aujourd’hui pour mieux vivre demain

Au Liban plus qu’ailleurs, les réformes sociales se font attendre. Parmi elles, le projet si indispensable de réforme des retraites reste toujours dans les cartons, poussant de plus en plus…

ÉCONOMIE

Design Elie Saab. «Pas seulement styliste, mais entrepreneur et homme d’affaires»

Design Elie Saab. «Pas seulement styliste, mais entrepreneur et homme d’affaires»

«Je ne suis pas seulement un designer. J’ai la vision d’un entrepreneur et d’un homme d’affaires». C’est ce qu’a déclaré récemment le créateur de mode…

Événement

Les premières pluies causent de graves dégâts

Les premières pluies causent de graves dégâts

Avec chaque tempête, le pays connaît un nouveau désastre. La pluie d’octobre, accompagnée de vents violents, cause des dégâts considérables: des milliers de sinistrés, des centaines de déplacés dans différentes…

 

Éditorial
Le passé dans le futur

Le Moyen-Orient que l’on connaît depuis près d’un siècle est en train de disparaître, emporté par des torrents de sang et de larmes. Les frontières de Sykes-Picot ont atteint le stade de la péremption et les Etats-nations, nés au lendemain de la Grande Guerre, ne sont plus que des tas de ruines, dépecés par des milices sans foi ni loi, qui prennent les populations en otages, en Syrie, en Irak, en Libye et au Yémen. Tout dépérit, se disloque. Après une longue agonie, il faudra bien qu’un nouveau modèle émerge sur les décombres de l’ancien, se console-t-on. Il y a, cependant, mille raisons de craindre que ce qui vient soit pire que ce qui part. En regardant autour de nous, on constate, avec consternation, que les causes pour lesquelles des milliers d’hommes et de femmes meurent, viennent du passé. Le califat a surgi directement du Moyen Age abbasside; la fitna sunnite-chiite est une plaie mal cicatrisée, vieille de 1400 ans, qui recommence à saigner en abondance; le rêve d’une nation kurde, jamais enterré, croit pouvoir se transformer, enfin, en réalité; l’Empire ottoman, bien enterré, lui, espère ressusciter. Y a-t-il pire perspective, pour l’homme, que de voir son futur fait de morceaux mal recollés d’un passé douloureux, hanté par les plus abominables démons? La psychologie voudrait que l’on distille aux gens, en ces moments de grandes tourmentes, des «nouvelles sympa». Que l’on fasse preuve d’optimisme, que l’on soit positif. Peut-on le faire sans se rendre coupable de mensonges? Plutôt qu’être psychologue, le moment exige que nous soyons sincères, responsables, réalistes et honnêtes. Y a-t-il encore des Libanais, aveuglés par l’arrogance, la prétention et la bêtise, qui pensent que leur pays n’est pas concerné par les bouleversements qui secouent la région? Ou qu’il est à l’abri de la tempête? Ou que les vents qui ont déraciné l’Irak et la Syrie se briseront sur les troncs de nos cèdres? Y a-t-il encore des Libanais qui croient que nos malheurs et nos infortunes sont la faute d’un homme, et qu’il suffit de l’écarter pour que tout rentre dans l’ordre? Ou, au contraire, qu’il suffit d’installer telle personnalité à tel poste pour que les affaires recommencent à tourner? Le bon sens exige que l’on se rende à l’évidence: le Grand Liban est, aussi, un des fruits de Sykes-Picot. Et il n’y a aucune raison qu’il soit épargné par une remise en question des frontières issues de cet accord. La candeur de ceux qui pensent que l’Occident ne permettra pas la disparition du Liban - pour on ne sait quelle raison - devient, dès lors, non seulement dangereuse mais suspecte. Les dangers qui guettent notre pays sont innombrables, mais le plus grave reste le refus d’une partie des Libanais d’abandonner leurs anciennes grilles de lecture, de se débarrasser de leurs vieilles certitudes, de leurs mauvaises manies, de leurs complexes tenaces, pour reconnaître, enfin, que leur pays est confronté à un péril existentiel. Parmi ces dangers, figure la présence de 1,2 million de réfugiés syriens, que la communauté internationale semble vouloir installer définitivement dans notre pays. Sinon, pourquoi les Etats organisateurs de la conférence de Berlin sur les réfugiés ont-ils exercé des pressions sur la délégation libanaise afin qu’elle signe la convention de 1951 sur les réfugiés? En ces moments troubles, les Libanais doivent hurler à la face du monde une seule constante: le Liban a existé de par la volonté de ses fils, et il ne disparaîtra que par la volonté de ses fils. Et aucun Libanais, digne de ce nom, ne le souhaite.


 Paul Khalifeh
   
 
 
 
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